Le désir d’en savoir davantage

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Jésus et la femme de Samarie  (Jean 4)

 « Si tu savais le don de Dieu » disait Jésus à cette femme rencontrée au puits de Jacob, non loin de la ville de Samarie. Ces paroles énigmatiques nous sont devenues plus claires avec le temps: il s’agit du don qu’est l’Esprit Saint et qui fait de nous des enfants de Dieu, promis à la vie éternelle.

De toute éternité, Dieu  avait projeté de partager  son Bonheur, c’est-à-dire son Existence et sa Connaissance avec des êtres non encore existants. C’est là le mystère de l’Amour divin qui tend à se répandre et à se partager en pure gratuité. Et ce fut conséquemment le don de l’existence par la création du monde et la révélation du Créateur par ses œuvres, ses interventions historiques, ses amitiés, ses alliances, sa fidélité aux alliances, sa patience face à nos propres infidélités, son pardon et sa miséricorde. Finalement, le sommet de la Révélation fut atteint par l’Incarnation de son Fils et sa mort sur la croix. Tout cela en vue de nous offrir la possibilité, acquise par le sang du Christ, d’accéder à sa propre Vie par le don de l’Esprit Saint. Quel projet! Quelle grâce inouïe!

L’apôtre Paul, quant à lui, n’en revient pas: « Ce dont nous parlons, c’est d’une sagesse de Dieu, mystérieuse, demeurée cachée, celle que dès avant les siècles Dieu a par avance destinée pour notre gloire (…) Comme il est écrit,  nous annonçons ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. »  (1 Corinthiens 2, 7-9)

Au début de cette année 2017, reprenons l’écoute du Verbe incarné avec, si possible, l’humilité de la Samaritaine et son désir d’en savoir davantage!

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L’heureuse nuit …

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« Voici la nuit,

L’heureuse nuit de Palestine,

Et rien n’existe hormis l’Enfant,

Hormis l’Enfant de vie divine;

En prenant chair de notre chair,

Dieu transformait tous nos déserts

En Terre d’immortels printemps. »

(Didier Rimaud)

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À tous et à toutes, un joyeux et saint Noël!

On se revoit, Dieu le voulant, après les Fêtes en janvier.

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Une fête souriante et douce … Noël!

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Scène hivernale  (Chartreuse de Portes, France)

 À quelques jours de Noël, voici comment cette fête traditionnelle est vue par un chartreux, dom Augustin Guillerand. Avec son regard particulier, tout spirituel, ce moine s’y révèle  tout autant que le mystère qu’il contemple:

« Noël est la fête souriante et douce par excellence. Le charme d’un berceau l’enveloppe d’une atmosphère qui attire et épanouit. Les cœurs s’ouvrent devant cet enfant sachant déjà la vie et ses peines, et qui ne craint pas de les affronter pour nous. Son âme toute fraîche renouvelle les nôtres. Les années éternelles  ayant précédé sa naissance ne l’ont pas vieilli; il a l’expérience de tout ce qui a été. il connaît tout ce qui sera et il est jeune comme une fleur qui s’ouvre. (…)

Noël est la fête de la joie: « Je vous annonce une grande joie » (Luc 2,10) dit l’ange aux bergers. Cette joie a traversé l’histoire, et elle est restée attachée à cet anniversaire. La joie de Noël n’est pas l’absence de peine. Il y a quelque chose de mieux que de supprimer la souffrance, c’est de l’utiliser. Le grand art de Dieu consiste à tout faire servir à ses desseins. Il est la joie infinie et il fait la joie, même avec de la douleur. Voilà pourquoi l’épreuve entoure le divin berceau; la pauvreté, l’indifférence, le mépris, la haine, la persécution et l’exil accueillent ce nouveau-né; ce ne sont pas des ennemis qui le dominent, ce sont des serviteurs répondant à ses appels et exécutant ses ordres.

Trente ans plus tard, du haut de la montagne des béatitudes, devant des foules immenses et devant le genre humain tout entier présent à sa pensée, il criera son étrange secret: «Bienheureux les pauvres en esprit, bienheureux les doux, bienheureux ceux qui pleurent, ceux que l’on persécute ...».

(Écrits spirituels, tome 2, page 67 s)

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Le pouvoir de devenir enfants de Dieu

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Rencontre dominicale  (Grande-Chartreuse, France)

Le baptême chrétien nous donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu … encore faut-il le vouloir ! Dom Augustin Guillerand nous entretient de ce processus qui implique détachement de soi et foi au Christ. Voici ce qu’il en dit dans son commentaire du Prologue de saint Jean :

« Nous nous posons en face de Dieu comme des êtres qui sont en lui, qui ont droit d’y être ; or nous sommes dans le néant, et le néant est notre place. Dieu ne nous fait pas entrer dans la Vie en nous créant ; il nous donne seulement le pouvoir d’y prendre place : « Il leur a donné de pouvoir devenir enfants  de Dieu » (Jean 1,12) Nous pouvons devenir des fils ; nous réaliserons ce pouvoir, nous serons des fils quand nous nous serons unis à la source en rentrant en elle. Cette rentrée implique un mouvement qui nous conduira du néant à l’Être, de la mort à la Vie.

Nous devons nous dégager des liens de mort qui nous retiennent loin de la Vie : « ceux qui ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair ni d’un vouloir d’homme ». La vie est au terme ; la vie c’est le Père qui en est la source et qui veut nous enfanter. Mais il n’engendre que dans son sein ; et il n’engendre qu’un Fils. Il faut donc s’unir au Fils, devenir ce Fils; on s’unit dans la foi : « Ceux qui croient en son nom ».  On s’unit quand on croit qu’il est le Verbe fait chair et venu habiter parmi nous. On devient lui quand on le voit dans cette gloire de Fils unique : « Et nous avons vu sa gloire … qu’il tient de son Père comme Fils unique ».

La vue le fait entrer en nous, nous fait à son image, forme en nous ses traits; nous devenons lui … et nous trouvons place avec lui, en lui, dans le sein paternel. »

(Écrits spirituels, tome 1, page 199)

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D’où la vérité me viendra-t-elle?

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La rencontre d’Emmaüs (selon  Arcabas)

Je mettais la main récemment sur un tabloïd «très catho» qui se distingue par ses reportages un peu naïfs sur les révélations de toutes sortes, visions et secrets, concernant surtout la fin du monde: lecture amusante mais combien vide de contenu théologique. Dans notre société super médiatisée, ces fausses nouvelles risquent de voler la vedette au message authentique de l’Évangile. Voici ce qu’en pensait déjà au 16e siècle un religieux espagnol, Jean de la Croix, docteur de l’Église (que l’on fête aujourd’hui, 14 décembre):

« Dieu qui jadis, tant de fois et de tant de manières, avait parlé à nos pères par les prophètes, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils » (Hébreux 1,1-2). L’Apôtre nous apprend ainsi que Dieu est devenu en quelque sorte muet. Il n’a plus rien à nous dire, puisque ce qu’il disait jadis en déclarations séparées, par les prophètes, il l’a dit maintenant de façon complète, en nous donnant le tout dans le Fils.

Concluez-en que désirer, sous la Nouvelle Loi, visions ou révélations, ce n’est pas seulement faire une sottise, c’est offenser Dieu, puisque par là nos yeux ne sont pas uniquement fixés sur le Christ , sans chercher chose nouvelle.

Dieu en effet pourrait répondre: Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire, par la Parole qui est mon Fils. (…) Fixez les yeux sur lui seul, car en lui j’ai tout établi, en lui j’ai tout dit, tout révélé, et vous trouverez là bien plus que tout ce que vous désirez et demandez.

Depuis le jour où je descendis sur lui, avec mon Esprit, au mont Tabor, en disant: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance: écoutez-le », j’ai cessé toutes mes anciennes pratiques d’enseignement, de réponses, et je lui ai confié cette mission. (…) C’est pourquoi, si quelqu’un reprend l’ancienne méthode (utilisée dans l’Ancien Testament) demandant que je lui parle, que je lui révèle quelque chose, c’est comme s’il demandait de nouveau le Christ, et plus de doctrine de foi que je n’en ai donné. (…) Non, il ne faut plus vous adressez à moi par désirs de visions et de révélations: retenez-le bien, tout se trouve déjà réalisé en Jésus et infiniment plus. »

(La montée du Carmel de saint Jean de la Croix, Desclée de Brouwer, 150-161)

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Revêtir Jésus ?

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L’année liturgique nous invite à contempler les divers états ou mystères de Jésus, tels sa naissance à Bethléem , son enfance à Nazareth, son ministère en Galilée et sa mort-résurrection à Jérusalem. Le but de cette contemplation est de faciliter en nous cette bonification de nos sentiments face à Dieu et face aux autres. Laisser le Maître vivre en nous est le devoir de tout disciple car là repose notre prédestination d’enfants de Dieu. «Revêtez le Christ» disait saint Paul et voici comment l’explique un saint prêtre du 17e siècle:

« Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église. Car les mystères de Jésus ne sont pas encore dans leur entière perfection et accomplissement. Bien qu’ils soient parfaits et accomplis dans la personne de Jésus, ils ne sont pas néanmoins encore accomplis et parfaits en nous qui sommes ses membres, ni en son Église qui est son corps mystique. (…)

Ainsi, le Fils de Dieu a dessein de consommer et accomplir en nous tous ses états et mystères. Il a dessein de consommer en nous le mystère de l’Incarnation, de sa naissance, de sa vie cachée, en se formant en nous et en prenant naissance dans nos âmes, par les saints sacrements du Baptême et de la divine Eucharistie, et en nous faisant vivre d’une vie spirituelle et intérieure qui soit cachée avec lui en Dieu.

Il a dessein de perfectionner en nous le mystère de sa Passion, de sa Mort et de sa Résurrection, en nous faisant souffrir, mourir et ressusciter avec lui et en lui. Il a dessein d’accomplir en nous l’état de vie glorieuse et immortelle qu’il a au ciel, en nous faisant vivre avec lui et en lui, lorsque nous serons au ciel, d’une vie glorieuse et immortelle. Et ainsi, il a dessein de consommer et accomplir en nous et en son Église tous ses autres états et mystères, par une communication et participation qu’il veut nous donner, et par une continuation et extension qu’il veut faire en nous de ces mêmes états et mystères.

Ainsi, les mystères de Jésus ne seront accomplis qu’à la fin du monde … temps qu’il a déterminé pour la consommation de ses mystères en nous et en son Église. »

(Œuvres complètes de saint Jean Eudes, Vannes, 1, 312-320)

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En parfaite harmonie avec Dieu

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La Vierge Mère  (Chartreuse de Montrieux, France)

En la fête de la Conception immaculée de  Marie, voici ce qu’en dit un chartreux du 20e siècle, notre cher dom Augustin Guillerand,  en soulignant comme à l’habitude la parfaite harmonie entre la créature et son Créateur :

« La Sainte Vierge a été créée pour fournir la matière du Verbe incarné : « Il est né de la Vierge Marie ». Ce rôle lui impose avec Dieu des rapports très particuliers: mère du Verbe, épouse de l’Esprit Saint.

De tels rapports exigent des dispositions dans le corps et dans l’âme. L’un et l’autre doivent être complètement entre les mains de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ». Il faut que le Saint-Esprit, quand il surviendra en elle, trouve un instrument dont il puisse user à son gré, donc parfaitement accordé en lui-même et parfaitement accordé avec l’action divine qui s’exercera; l’Immaculée Conception réalise cet accord. Elle n’est pas absolument indispensable, mais elle apparaît très indiquée dans un plan de sagesse et d’amour.

Le péché originel dépose au fond d’un être humain un principe qui l’empoisonne. C’est une semence de mort, essentiellement anti-divine. De ce fond empoisonné monte un mouvement qui va directement contre le mouvement de Dieu. L’Esprit d’amour, mouvement de Dieu, se heurte à lui, rencontre une opposition qui, normalement, ne cesse guère ici-bas. Les plaintes de saint Paul demeurent : « Qui me délivrera de ce corps de mort? » (Romains 7,24). (…) C’est la bataille, ou au moins la guerre avec des batailles possibles.

L’oeuvre que l’Esprit-Saint veut accomplir en Marie exige la paix parfaite, l’harmonie, l’ordre humain, une soumission totale du corps à l’âme, de l’âme au Saint-Esprit : Voici la servante du Seigneur… qu’il me soit fait selon votre parole. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 57)

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Une voix prophétique

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 Jean Baptiste dans le désert (par James Tissot)

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 Debout! Le Seigneur vient!

Une voix prophétique a surgi du désert.

Un désir, une attente ont mûri nos esprits.

Préparons-nous!

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Debout! Le Seigneur vient!

La parole s’infiltre, elle ébranle nos cœurs.

Et voici le Royaume, il est proche, il est là.

Réveillons-nous!

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(Hymne pour le temps de l’Avent)

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Un moine face aux difficultés de la vie

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 Moine âgé à la Chartreuse de Pleterje  (Slovénie)

 Les moines ne sont pas dispensés des difficultés de la vie … ils vieillissent, ils tombent malades, ils meurent. Avec toute la sagesse que nous lui connaissons, dom Augustin Guillerand aborde ce sujet et nous livre des réflexions pleines de bon sens :

« Nous ne devons pas être les esclaves du temps et de la santé. Nous ne pouvons pas en disposer à notre gré. On risquerait de passer sa vie à ne rien faire, ou du moins on ne lui ferait pas rendre la moitié de ce qu’elle doit donner, si l’on ne voulait agir que lorsque toutes les conditions favorables sont réalisées.

«Ça marche !» Voilà un mot que j’aime beaucoup. Même si tout n’est pas parfait, il faut savoir dire : «Ça marche !». Et cela va en effet, parce que la joie ne vient pas du dehors et des circonstances. Elle a sa principale source en nous.

Voila pourquoi la foi est un principe si sûr de bonheur, même immédiat. Le vrai croyant qui se tient en état de grâce, ou qui le recouvre sans tarder quand il peut, possède en lui son Dieu, le Bien infini. Cette présence le garde dans la paix. Les ennuis, les événements pénibles provoquent des peines ; c’est une loi. Nous ne changerons pas cela. Il ne faut pas rêver. Nous ne mettrons pas la souffrance à la porte de notre vie. Mais nous pouvons la mettre à la porte de notre âme, au moins de la partie supérieure de l’âme. On se tient là comme sur une montagne, et de là on regarde les peines comme le montagnard suit un orage qui dévaste la plaine.

On n’arrive pas à cela d’un seul coup. Il faut s’habituer. Les mille petits ennuis de chaque jour sont des exercices. Il faut les voir venir et s’en aller avec calme. Vouloir tous les écarter est impossible. S’en émouvoir est faiblesse. Il y aura toujours quelque nuage au ciel de nos vies. Il faut marcher sans s’y arrêter, sans se laisser impressionner. Alors, «ça marche !».

(Écrits spirituels, tome 2, page 196)

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Une certaine attente …

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 ou, une attente certaine!

Animée par l’Esprit, l’Église nous propose au début de cette nouvelle année liturgique un temps de préparation à Noël appelé AVENT («adventus» ou venue). Il s’agit de revivre, durant quatre semaines, l’attente du Messie par le peuple juif. Les malins auront beau jeu de nous rappeler l’inutilité de cette mise en scène puisqu’il nous est évident que Jésus est déjà venu il y a deux mille ans. Évidemment, il y a là plus qu’un rappel furtif de cette attente; il s’agit d’approfondir une réalité en reprenant à notre compte les sentiments  de tout un peuple: un approfondissement qui ne peut se faire en une seule année, d’où la nécessité d’une contemplation cyclique et quasi en spirale d’un paysage bien connu.

D’ailleurs, il y a beaucoup plus. La vie chrétienne étant animée d’une attente certaine du retour glorieux de Jésus, une préparation comme celle de l’Avent vient renforcer en nous cette attitude foncière qui nous détache du présent et nous soulève vers l’avenir. Une vie sans espérance est une vie vouée au découragement. Ces deux venues de Jésus, l’une dans la chair et l’autre dans la gloire, constituent donc le leitmotiv, le thème caractéristique du temps de l’Avent.

Des auteurs spirituels, comme saint Bernard, ont également, et à bon droit, fait allusion à une troisième venue du Christ, celle de tous les jours, celle dont notre cœur est l’heureux bénéficiaire: vérité des plus choyées, surtout par les âmes sensibles et spirituelles. Quelle richesse donc que ce temps de l’Avent. Entrons-y avec enthousiasme, réconfortés par ce beau chant de Robert Lebel:

« Tout recommence en Jésus-Christ!

Prenons la route qui nous mène à Lui!»

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