Dom Guillerand nous parle du «Notre Père»

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Rencontre fraternelle à la Grande Chartreuse (France)

Comme tout vrai contemplatif, dom Guillerand se plaît dans les prières simples et courtes car l’attention se porte ainsi  plus facilement sur l’objet visé. Dans une conférence donnée aux frères convers de son monastère, voici comment ce moine chartreux aborde l’explication de la  prière enseignée par Jésus, le Notre Père:

« L’oraison dominicale, le Pater, est la prière parfaite, la prière par excellence, la prière qui résume toutes les autres. Elle établit entre l’âme et Dieu un rapport qui est proprement et véritablement la vie éternelle.

Quand nous prononçons bien ce simple mot «Père», quand nous y mettons bien toute la richesse de sens qu’il comporte, quand , en le prononçant, nous nous tenons bien détournés de tout ce qui n’est pas lui et tout tournés vers lui seul, quand nous voyons bien par la foi le mouvement de ce Père qui verse sa vie et son être en notre âme, qui y grave ses traits, qui nous fait fils, à son image et à sa ressemblance, quand nous accueillons avec amour  ces traits, quand, en un mot, nous nous donnons comme il se donne, il est certain, absolument certain, que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont là, en nous, que la félicité infinie qui est cette vie même est participée par notre âme, sous un voile, sans doute, le voile de la foi, mais, encore une fois, très réellement, et il faut y penser.

Et c’est pourquoi, une âme, si elle y est attirée par la grâce, peut se contenter de cette prière, et même, ce qui est évidemment plus rare et exceptionnel, s’en tenir au premier mot qui dit tout. Le divin Maître, cependant, en dictant cette prière, en a ajouté d’autres, non pour le changer ni pour le compléter, mais pour le mettre en une lumière plus vive. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 26)

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Nous sommes tous en orbite de quelque chose!

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Le Seigneur Jésus est venu sur terre pour nous guérir de nos faiblesses et nous réorienter définitivement vers notre Créateur et Père. À ceux et celles qui lui font confiance, il enlève de leur cœur, ou du moins atténue, cette  tendance égocentrique qui est la leur pour les ouvrir à autres choses. Avouons-le, malgré toute notre bonne volonté, nous demeurons souvent en orbite de nous-mêmes … et ce, même dans notre vie de prière. Voici ce qu’en écrivait déjà, au 3e siècle, un saint évêque du nord de l’Afrique qui devait par la suite verser son sang pour le Christ:

« Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l’unité, n’a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si l’on ne priait que pour soi. Nous ne disons pas « Mon Père qui est aux cieux », ni « Donne-moi aujourd’hui mon pain de ce jour ». Chacun ne demande pas pour lui seul que sa dette lui soit remise, qu’il ne soit pas soumis à la tentation et qu’il soit délivré du Mal. Notre prière est publique et communautaire, et quand nous prions, ce n’est pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous ne faisons qu’un. (…) Nous voyons les Apôtres prier ainsi avec les disciples, après l’Ascension du Seigneur: D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères. D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière: l’assiduité en même temps que la concorde de leur prière montrait que Dieu, qui fait habiter dans sa maison, ceux qui ont un seul cœur, n’admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient d’un seul cœur. » (Commentaire de saint Cyprien, évêque de Carthage, sur la Prière du Seigneur, 8-9)

Cette réflexion de Cyprien nous invite à revaloriser nos rencontres paroissiales et diocésaines; nous sommes les membres du Christ et nous ne pouvons agir spirituellement qu’en union avec lui,  la Tête. Cette réflexion souligne également l’importance de toutes ces vies humaines consacrées à la prière officielle de l’Église ( l’Office divin ) dans les Ordres contemplatifs. Et finalement, en tant que chrétiens destinés à la vision céleste, posons-nous encore la question: Sommes-nous habituellement en orbite de Dieu ou en orbite de nous-mêmes?

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Savoir garder contact avec Dieu

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Frère chartreux au travail  (Montalegre, Espagne)

 En ce monde super actif qui est le nôtre, il est normal de se poser des questions sur la possibilité de vivre uni à Dieu. À une demande en ce sens provenant d’un correspondant, dom Guillerand répond ceci:

« Dieu est plus présent à nous-mêmes que nous-mêmes, ou (si cette formule semble excessive) il est présent à tout ce qu’il y a de plus intime et profond en nous. Il est notre moi intérieur; il fait corps avec lui; il lui infuse incessamment l’être, qui sans cesse retomberait dans le néant s’il n’était pas constamment et très réellement renouvelé. Toute notre activité part de ce foyer secret qui est l’Être de Dieu en nous.

Notre vie devrait consister tout simplement à prendre et garder contact avec ce Dieu présent et qui se donne. Nous devrions sans cesse lui dire: «Mon Dieu, je crois que vous êtes là, que vous m’aimez, que vous vous donnez à moi, et je veux répondre à cet amour par l’amour». Nous ne devrions faire que cela! Mais cela ne supprime pas la vie extérieure (manger, dormir, parler, écrire, etc.) en union avec Dieu par cet acte de foi aimante.

La vie du monde  peut être tout ce qu’elle veut; quand elle entre en contact avec notre âme, elle doit être transformée, elle doit prendre la forme de notre âme. Dans un estomac malade, dans un organisme infecté, la meilleure nourriture  devient mauvaise et peut tuer. Dans une âme saine, le mal se change en bien, et ce qui pourrait donner la mort accroît la vie. En voici la raison qui est très belle et très encourageante: c’est que nous portons en nous un principe de vie qui est la Vie même: Dieu vivifie tout. Nous voyons dès lors la nécessité d’une union intime avec lui, et combien nous devons nous efforcer d’en resserrer chaque jour les liens.

Engageons-nous beaucoup, dans ce but, à garder précieusement la paix d’âme qu’il veut bien nous accorder en ce moment. Pour cela, ne nous préoccupons pas de la route ni de ses incidents, ne nous préoccupons même pas trop d’arriver. Préoccupons-nous d’être avec lui. Nous ne pensons pas assez qu’avant d’être notre récompense au terme, Dieu est notre compagnon dans le chemin, et qu’il sera notre récompense si nous nous sommes efforcés de nous tenir dans sa compagnie. »

(Écris spirituels, tome 2, page 170)

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« Pourvu seulement que j’atteigne Jésus Christ »

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Amphithéâtre de la Rome impériale

Que de personnes, aujourd’hui, s’enlèvent la vie pour toutes sortes de raisons. Nous vivons dans une société de confort où la moindre gêne semble devenir un obstacle infranchissable … et nous hésitons de plus en plus à orienter notre vie vers un idéal exigeant (qu’il s’agisse du mariage sacramentel, de la vie religieuse ou sacerdotale).

Et pourtant il n’en fut pas toujours ainsi. Au tout début de l’ère chrétienne, les baptisés se disaient même prêts à donner leur vie pour le Christ. À preuve, le témoignage de saint Ignace  évêque d’Antioche (deuxième successeur de Pierre sur ce siège) qui fut condamné par l’empereur Trajan à être jeté aux bêtes dans l’amphithéâtre de Rome . Voici un extrait de la lettre qu’il envoya aux chrétiens de cette ville, les suppliant de ne rien faire qui puisse compromettre son martyre:  « À l’Église qui préside dans la région de Rome, Église digne de Dieu, digne d’être honorée. digne d’être appelée bienheureuse, digne de réussir selon ses vœux, digne par sa pureté dans la foi; Église qui préside à la charité. (…) Mais je crains que votre charité ne me fasse tort. Car il vous est facile de faire ce que vous voulez; quant à moi, il m’est difficile d’atteindre Dieu si vous ne me laissez pas faire. (…) Demandez seulement pour moi la force intérieure et extérieure. afin que je n’aie pas seulement la parole, mais la volonté; afin que je n’aie pas seulement la réputation d’être chrétien, mais la réalité. (…) C’est maintenant que je commence à être un disciple. Que rien, parmi les êtres visibles et invisibles, ne m’empêche par jalousie de rejoindre le Christ … que tous les supplices du diable viennent sur moi, pourvu seulement que j’atteigne Jésus Christ. » (Lettre de saint Ignace aux Romains)

Effectivement, il parvint à Rome pour le dernier jour des jeux publics. Quatre-vingt mille spectateurs se pressaient sur les gradins du Colisée, lorsque Ignace y fut conduit. Son martyr fut bref.  Deux lions se jetèrent sur lui et le dévorèrent en un moment, ne laissant (selon un commentateur) que les plus gros de ses os. C’était vers l’an 117 après Jésus Christ.

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Ce Cœur qui ne cesse de nous aimer

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« De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jean 7, 37-38).

Le but de la mission de Jésus sur terre était, et demeure toujours, de nous baptiser dans l’Esprit Saint. Au Calvaire, l’apôtre Jean n’a pas manqué de discerner dans le coup de lance et l’écoulement subséquent d’eau et de sang une image de cette mission universelle de salut.

Et c’est dans ce même évangile que Jésus parle de son corps comme étant le temple par excellence (« Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » Jean 2, 19). Il est donc tout indiqué d’appliquer au corps de Jésus cette prophétie d’Ézéchiel (ch. 47) concernant une eau mystérieuse qui prend son origine au côté droit du futur temple  pour s’écouler vers la Mer morte en devenant peu à peu un fleuve imposant qui assainit tout ce qu’il rencontre. Depuis 2000 ans, que de grâces ont rejailli sur l’humanité en quête de guérison et de salut!

La Fête du Cœur de Jésus, rappel important des sentiments humains du Fils de Dieu, dépasse donc l’horizon d’une simple dévotion pour devenir une brillante représentation de l’histoire du salut depuis le coup de lance. Puisse cette célébration récurrente devenir pour nous, âmes contemplatives, une source bénéfique de méditations ecclésiales, tout à l’honneur de Celui qui nous entraîne à sa suite dans la conquête du monde et l’établissement du Règne de Dieu.

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Dom Guillerand et l’Eucharistie

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Messe conventuelle (Grande Chartreuse, France)

Dans son commentaire sur l’évangile de Jean, dom Guillerand nous a laissé des aperçus tout à fait sublimes sur l’eucharistie et la vie trinitaire. Il lui semble d’ailleurs impossible de traiter d’un sujet sans faire référence à la vie intime de Dieu. Le discours que Jésus a prononcé sur le pain de vie (chapitre 6)  se prêtait évidemment  à une telle interprétation dont voici un extrait:

« On n’admire pas assez les discours de Notre-Seigneur. Ils se déploient avec une telle plénitude qu’on ne la remarque pas; il en est de sa parole comme de sa vie: la simplicité en masque la perfection et la beauté.  Cherchez, a-t-il dit à ses auditeurs, un aliment qui demeure et donne de vivre à jamais. Demandez-moi cela, et non un pain matériel qui refasse vos corps chaque jour et qui vous laisse dans la vie périssable de la matière. Ce pain spirituel, vous l’avez; le Père vous l’a donné. Je suis ce pain; si vous entrez en moi par la foi, vous l’y trouverez et vous serez à l’abri de l’usure; vous n’aurez plus ni faim ni soif; vous ne mourrez plus, et même vos corps participeront au dernier jour à cette vie qui demeure. Mais il faut me manger. Comment cela? En prenant ma chair, en vous unissant à moi dans la chair, comme je me suis uni à vous quand je l’ai prise. Je suis descendu, il faut que vous remontiez; je suis descendu par elle; vous devez remonter par elle. Entrez dans ma chair et vous trouverez le Père, le principe de vie qui me la communique, vous accueillerez le souffle de vie par lequel il m’engendre, et vous vivrez de cette vie.

Vous ferez ce que je fais, vous vous donnerez comme je me donne. Vous donnerez votre esprit en croyant; vous donnerez votre volonté en aimant; vous donnerez votre sensibilité en réalisant votre foi et votre amour. Vous vous donnerez parce que l’Esprit d’amour qui m’unit au Père sera en vous, et vous unira à moi comme je m’unis à lui. Vous ferez ce que je fais comme je fais ce que fait le Père. Tous, nous ne ferons que nous donner mutuellement … et ce sera la vie éternelle. »

(Écrits spirituels, tome 1, page 293s)

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Ô bon Pasteur, notre vrai pain

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Le voici, le pain des anges,

il est le pain de l’homme en route,

le vrai pain des enfants de Dieu,

qu’on ne peut jeter aux chiens.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain,

ô Jésus, aie pitié de nous,

nourris-nous et protège-nous,

fais-nous voir les biens éternels

dans la terre des vivants.

(Extrait de la Séquence de la messe)

 

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Un Chartreux nous parle de l’Eucharistie

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Action de grâce après la messe (Chartreuse de Serra San Bruno, Italie)

Dans son commentaire sur l’évangile de Jean (chapitre 6: discours de Jésus sur le pain de vie), dom Guillerand nous découvre sa profonde vie intérieure  toute axée sur le mystère du Verbe incarné:

« De même que le Père qui vit m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi ». Le divin Maître décrit cette vie en quelques mots très simples et courts comme d’habitude mais d’une substance inépuisable où tout le mystère divin, avec son prolongement jusqu’à nous, vibre et s’offre à notre méditation. Il a été envoyé pour cela. (…) Toute sa vie terrestre de Verbe incarné est là: « Moi je vis par le Père.» Il ne voit que son Père, il ne veut que lui, il ne tend qu’à lui faire plaisir en réalisant tous ses vouloirs.

Et c’est pour réaliser cette volonté qu’il parle en ce moment  et qu’il appelle ses auditeurs à manger sa chair. Car le mystère de cette vie infinie qu’il reçoit du Père et qui le fait vivre pour lui et en lui, il l’offre à qui mangera sa chair: « Celui qui me mange vivra aussi par moi.» Cette manducation lui communiquera le souffle d’amour qui l’anime, et le fera se donner à lui comme lui-même se donne à qui communie. Le communiant (celui qui communie vraiment) reçoit le mouvement qui porte le Père dans son Fils, le Fils dans son Père, et les tient éternellement embrassés. Il est saisi par cet Esprit qui les lie, et que la chair de Jésus a fait entrer en lui, et il est emporté à son tour  dans Celui qui, par le véhicule de cette chair, est venu en lui; et, uni à lui, il entre dans le sein où ce mouvement et ce baiser sont la Vie même de Dieu, la vie éternelle. »

(Écrits spirituels, tome 1, page 291 s)

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Le mystère de l’Eucharistie

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La Fête-Dieu ou fête du Saint Sacrement remonte au 14e siècle alors que diverses erreurs sur la présence réelle de Jésus dans ce sacrement obligèrent l’Église romaine a instituer une fête à son honneur. Parmi les grands théologiens de ce temps, Thomas d’Aquin fut choisi pour rédiger les textes de cette nouvelle fête. Voici un extrait de ce que saint Thomas écrivit à ce sujet:

« Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s’est fait homme. En outre, ce qu’il a pris de nous, il nous l’a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l’autel de la croix, il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui; et il a répandu son sang pour qu’il soit en même temps notre rançon et notre baptême: rachetés d’un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés. Et pour qu nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin.

Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l’on ne nous propose plus, comme dans l’ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement? (…) Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci: il efface les péchés, accroît les vertus et comble l’âme surabondamment de tous les dons spirituels! Il est offert dans l’Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous. Enfin, personne n’est capable d’exprimer les délices de ce sacrement, puisqu’on y goûte la douceur spirituelle à sa source; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ  a montré dans sa passion. »

(Opuscula theologica 2,  Turin 1954, 216-217)

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Un mystère qui nous échappe

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Un seul Dieu en trois personnes: mystère qui peut difficilement être représenté. Retenons quand même les éléments essentiels que nous donne l’Église, aujourd’hui, dans la prière d’ouverture de la messe :

« Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux humains ton admirable mystère; donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en adorant son Unité toute-puissante. »

Nous pouvons donc en déduire que la révélation du Mystère de la Trinité est comme une porte qui nous est ouverte pour nous faire entrer dans l’intimité de Dieu; une compréhension de notre adoption filiale que les autres religions monothéistes ne sauraient nous fournir. «Compréhension», remarquons-le, qui ne peut s’acquérir que par la mise en marche de notre baptême et qui est destinée à s’épanouir dans l’au-delà.

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