Des brebis en marche …

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Murale intérieure de l’église du Bon-Pasteur  (Paris, 11e arr.)

Le Temps pascal nous rappelle que nous sommes les brebis du bon Pasteur … et donc appelées à marcher à sa suite et à le suivre fidèlement jusqu’au pâturage. Quel est-il ce pâturage si important? Laissons un Père de l’Église, le pape saint Grégoire le Grand, nous l’expliquer à sa façon:

« Au sujet des brebis, Jésus dit encore: Mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle. Et un peu plus haut il avait dit à leur sujet: Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer et sortir, et il trouvera un pâturage. Il entrera pour avoir la foi; il sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance à la contemplation, et il trouvera un pâturage en arrivant au festin éternel.

Les brebis du bon Pasteur trouvent donc un pâturage parce que tout homme qui le suit avec un cœur simple est nourri dans la pâture des prairies intérieures. Et quel est le pâturage de ces brebis-là, sinon les joies éternelles d’un paradis toujours vert? Car le pâturage des élus, c’est le visage de Dieu, toujours présent: puisqu’on le regarde sans interruption, l’âme se rassasie sans fin  de l’aliment de vie. (…)

Recherchons donc, frères très chers, ce pâturage où nous trouverons notre joie au cœur de la fête célébrée par tant de nos concitoyens. Que leur allégresse nous y invite. Réchauffons nos cœurs, mes frères, que notre foi se ranime envers ce qu’elle croit, que nos désirs s’enflamment pour les biens célestes: c’est déjà partir à leur rencontre que de les aimer. »  (Homélie sur l’évangile de Jean, PL 66, 1129-1130)

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S’il est vrai que Dieu donne tout … alors où est ma responsabilité?

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« C’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, pour son bon plaisir ». Ces paroles de saint Paul aux Philippiens (2,13) pourraient nous autoriser à conclure au caractère illusoire de notre liberté. Souveraineté divine versus liberté humaine …  une apparente incompatibilité qui n’empêche pas les auteurs bibliques d’affirmer que la grâce de Dieu et la libre obéissance de l’homme sont toutes deux nécessaires au salut. Voici comment explique ce dilemme  notre ami chartreux, dom Augustin Guillerand:

« Voici la question: «Dieu donne tout: vouloir, pouvoir et persévérer. Donc où est la responsabilité morale?»

Je réponds:

La responsabilité morale est dans la libre acceptation par l’homme de ce don total. Cette acceptation par l’homme, comme tout le reste, est don de Dieu; mais cela n’empêche pas cette acceptation d’être libre, parce que Dieu, en donnant, respecte la nature libre de l’être auquel il donne. L’homme accepte donc par le jeu normal de sa nature intelligente et volontaire (qu’est la liberté) et devient ainsi responsable de cette acceptation ou de son refus. (…) Les actes libres prévus par Dieu s’accomplissent infailliblement, parce que compris dans une prévision qui ne peut se tromper; mais, ils s’accomplissent librement, parce que cette prévision divine les voit et les veut actes libres. Nous faisons le bien et le mal comme Dieu l’a prévu; mais nous le faisons librement, parce qu’il l’a prévu ainsi.

Nos essais d’explication ne peuvent pas aller plus loin. Après cela c’est l’abîme … où le regard de raison se perd mais où le regard de foi se dilate; parce qu’il découvre la grandeur de Celui auquel il croit. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 231)

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Un aspect moins connu de notre baptême

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Baptistère de  Saint-Jean-de-Latran (plus ancien monument chrétien de Rome)

La joie du Temps pascal est avant tout celle des baptisés. Nous nous arrêtons facilement à la joie du pardon des péchés et à celle de l’adoption filiale mais qu’en est-il de la joie d’être morts et ressuscités avec le Christ? Et pourtant saint Paul l’affirme clairement: « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été mis au tombeau avec lui par le baptême » (Romains 6,3 s). Avouons que pour nous, Catholiques, cette image du « baptême-mise au tombeau » s’est quelque peu estompée au cours des âges suite à la pratique quasi généralisée du baptême par infusion. Le baptême par immersion serait-il dépassé? Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique: « Le baptême est accompli de la façon la plus significative par la triple immersion dans l’eau baptismale. Mais depuis l’antiquité il peut aussi être conféré en versant par trois fois de l’eau sur la tête du candidat. » (no 1239)

Et voici comment s’exprimait, vers 350, la catéchèse de l’Église de Jérusalem aux nouveaux baptisés : « Vous avez été conduits par la main à la piscine du baptême, comme le Christ est allé de la croix au Tombeau qui est là devant vous. On a demandé à chacun s’il croyait au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Vous avez proclamé la confession de foi qui donne le salut et vous avez été plongés trois fois dans l’eau, et ensuite vous en êtes sortis. C’est ainsi que vous avez rappelé symboliquement la sépulture du Christ pendant trois jours. (…) C’est ainsi qu’en étant plongés comme dans la nuit vous ne voyiez plus rien; mais en sortant de l’eau vous vous retrouviez comme dans le jour. Dans un même moment vous mourriez et vous naissiez. Cette eau salutaire est devenue à la fois votre sépulture et votre mère. (…) Chose étrange et incroyable! Nous n’avons pas été véritablement morts ni véritablement ensevelis, et nous avons ressuscité sans être véritablement crucifiés. Mais si la représentation  ne réalise qu’une image, le salut, lui, est véritable. » (Catéchèses Mystagogiques  2, 4-6)

NOTE HISTORIQUE:  lorsque l’empereur Constantin, récemment converti au christianisme, octroya le palais des Laterani au Pape Melchiade, ce dernier y bâtit sa cathédrale et transforma les thermes adjacents en une piscine pour les baptêmes (voir la photo ci-dessus, où l’on distingue très bien, malgré les décorations surajoutées, les lignes maîtresses de la piscine circulaire). Et c’est ainsi que le baptistère de St-Jean-de-Latran est devenu le prototype de tous les baptistères chrétiens, tant de l’Orient que de l’Occident.

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Le Seigneur est avec vous

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Dans la foulée de la célébration de l’Annonciation du Seigneur, voici quelques aperçus de ce mystère tels que développés dans un sermon à ses frères chartreux par notre fidèle accompagnateur, dom Augustin Guillerand:

« Dieu est amour, dit saint Jean, qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jean 4,16). C’est là, vous le savez, le thème essentiel du dernier discours de Jésus, du discours après la Cène et de la prière qui le termine. C’est là ce qu’il veut que nous retenions de son passage parmi nous et de son enseignement: Dieu ne nous offre pas seulement quelque chose de lui, il s’offre lui-même. Il vient lui-même; il est présent lui-même; les trois Personnes sont là et se donnent dans l’âme et se donnent à l’âme comme elles se donnent en Dieu; voilà ce que l’ange voit et salue en Marie. Il ne voit pas seulement le rayonnement de Dieu, il voit Celui qui rayonne et emplit cette âme de sa Lumière et de son Amour. Et c’est pourquoi il ajoute: « Le Seigneur est avec vous. »

En se donnant, Dieu donne de se donner. C’est une loi, on peut même dire que c’est la loi par excellence, la loi qui régit le monde créé comme le monde divin. Dieu rayonne dans la Sainte Vierge pour qu’elle-même rayonne Dieu dans le monde. Elle doit devenir réflecteur de la divine Lumière; le rayon divin doit prendre en elle l’éclat mesuré, proportionné à notre faiblesse. Et, comme elle est toute tournée vers lui pour l’accueillir en plénitude, ainsi les âmes doivent se tourner vers elle pour le voir en elle et le recevoir d’elle. Voilà ce que l’ange voit quand il la salue: « Pleine de grâce »; voilà ce qu’il loue en elle; voilà ce que nous devons voir et louer quand nous répétons si souvent chaque jour: Je vous salue, Marie, pleine de grâce. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 17 s)

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L’ange du Seigneur annonça à Marie …

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Plus j’avance en âge, plus je tends à simplifier ma vie de prière en me concentrant sur certaines données de la Foi qui  résument l’essentiel de notre religion. Le mystère de l’Incarnation du Verbe est l’une de ces vérités. Et je suis choyé … car l’Église invite également à souligner ce mystère trois fois par jour! Vous aurez compris qu’il s’agit de cette dévotion appelée l’Angélus, autrefois annoncée publiquement par le tintement de la cloche  paroissiale à 6h, midi et 18h.

Permettez-moi de vous partager brièvement ma récitation personnelle, laquelle entend souligner les liens trinitaires de cette dévotion :

       1. L’ange du Seigneur annonça à Marie, et elle conçut du Saint Esprit: 

Honneur à vous,  Père, qui avez décrété l’Incarnation rédemptrice du Verbe comme sommet de la révélation de votre amour pour nous.   « Je vous salue Marie … »

      2. Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole:

Honneur à vous, Esprit Saint, qui avez fait en Marie un chef d’oeuvre d’humilité et avez opéré en elle la merveille de l’Incarnation.    « Je vous salue Marie … »

      3. Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous:

Honneur à vous, Jésus Verbe éternel, qui vous vous êtes abaissé pour nous relever, et qui avez souffert la passion et la mort pour nous obtenir la vie éternelle.   « Je vous salue Marie … »

Priez pour nous sainte Mère de Dieu.      R/ Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions:  Répandez, Seigneur, votre grâce dans nos âmes; afin qu’ayant connu, par le message de l’ange, l’Incarnation du Christ votre Fils, nous soyons conduits par sa passion et par sa croix à la gloire de sa Résurrection. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Il s’est levé …

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Il s’est levé d’entre les morts,

Le Fils de Dieu, notre frère.

Il s’est levé libre et vainqueur ;

Il a saisi notre destin

Au cœur du sien

Pour le remplir de sa lumière.

(Hymne liturgique)

 

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JOYEUSES PÂQUES à tous et à chacun!

Dieu le voulant, nous nous reverrons lundi, le 9 avril;  d’ici là, bon repos pascal!

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Tu les sauvais …

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Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.

Qu’était pour eux le fils du charpentier ?

Sur la colline ils t’ont abandonné,

toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.

Ils n’ont su voir qu’un homme rejeté,

ils ont moqué le faux prophète mort,

ils ont plongé la lance dans ton corps,

ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.

Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,

la main crispée du Maître et créateur

qui bénissait le monde des pécheurs;

ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.

Vienne le jour de toute Vérité

où nous aurons enfin les yeux ouverts

sur cette grâce et cet amour offerts.

Vienne le jour du Christ en majesté !

(G. de Lioncourt)

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En souvenir d’un beau geste

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 Le tableau de la Dernière cène par Salvador Dali a ceci de remarquable qu’il fait le lien entre le repas du soir et l’évènement du lendemain. Ce qui aurait pu n’être qu’un dernier repas entre amis est ainsi représenté comme une annonce du mystère qui va se dérouler dans les prochaines vingt-quatre heures. C’est là tout l’essentiel de l’Eucharistie, ce sacrement que Jésus a institué pour être le mémorial de sa mort.

« Ceci est mon corps qui va être donné pour vous; faites-ceci en mémoire de moi » (Luc 22,19). Jésus donne à ses apôtres et à leurs successeurs le commandement de refaire ce repas périodiquement afin de garder en mémoire qu’il est mort sur la croix pour chacun et chacune d’entre nous. Mais il y a plus. En distribuant la coupe de vin à la fin du repas, il ajoute une précision importante: « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, qui va être versé pour vous » (Luc 22,20). La «nouvelle» Alliance … par comparaison à l’ancienne contractée au Sinaï entre Dieu et le peuple juif. On se rappelle que Moïse avait alors prit la moitié du sang de la victime pour en asperger et l’autel (qui représentait Dieu) et le peuple en disant: « Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a conclue avec vous …» (Exode 24,8). Bref, la mort de Jésus nous introduit donc dans une nouvelle relation avec le Créateur, une relation qui vise à nous introduire non plus dans un quelconque petit pays méditerranéen mais bien dans une union ineffable avec Celui qui se déclare notre Père … une union définitive et éternelle!

Cependant, le sacrement de l’Eucharistie, tout sublime qu’il puisse être, n’enlève rien à la beauté du geste que Jésus a posé sur la Croix. Au contraire, il en fait ressortir le caractère unique: le Fils de Dieu s’offre totalement à son Père dans un acte d’amour qui est l’écho de sa relation éternelle avec lui (le Verbe se donne au Père, le Père se donne au Verbe et de ce mouvement d’amour est produit l’Esprit Saint). Cette offrande éternelle ré-actualisée sur la Croix devient donc pour nous la source et le modèle de notre propre vie chrétienne. Il y a là un grand mystère d’amour qui ne peut s’expliquer par des mots mais qui se dévoile peu à peu à ceux et celles qui en vivent chaque jour.

Ne rougissons pas d’être chrétiens, c’est une faveur inouïe qui nous est faite de la part de Dieu et dont nous ne saisirons toute l’importance que dans l’Éternité!

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Pourquoi ? Pourquoi ?

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Vos mains me tendent les rameaux

pour l’heure du triomphe:

Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !

Pourquoi blesserez-vous mon front

de ronce et de roseaux,

en vous moquant ?

Je viens monté sur un ânon,

en signe de ma gloire:

Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !

Pourquoi me ferez-vous sortir

au rang des malfaiteurs,

et des maudits ?

Voici que s’ouvrent pour le Roi

les portes de la Ville:

Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !

Pourquoi fermerez-vous sur moi

la pierre du tombeau

dans le jardin ?

(Didier Rimaud)

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Consolation du Christ

«+Seigneur,+à+qui+irions-nous.+Tu+as+des+paroles+de+vie+éternelle (2)« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle »              (Jean 6,68)

Le discours de Jésus sur sa chair à manger lui a fait perdre en un jour une grande foule de disciples … va-t-il perdre également ses douze apôtres? Écoutons la suite du commentaire de dom Augustin Guillerand:

« Jésus reste seul avec les Douze. La foule s’est retirée, incapable de cette foi et du sacrifice qu’elle implique. Pas un mot pour la retenir. (…) Pourtant il n’abaisse pas cette exigence qui lui fait perdre en un jour tout le fruit de son ministère et le bénéfice des plus grands miracles. Il est même prêt à voir disparaître ceux qui lui restent plutôt que d’en rabattre: « Alors Jésus dit aux Douze: Vous aussi voulez-vous vous en aller?»

Son Père ne lui demande pas ce sacrifice complet. Saint Pierre, au nom des Douze, fait une profession de foi qui le console du départ de la foule: « Simon-Pierre lui répondit: Seigneur à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle. Et nous croyons et nous savons que vous êtes le Christ, Fils de Dieu. » Les apôtres ne comprenaient pas plus que les autres; le langage de Notre-Seigneur était une énigme. Ils ne croyaient pas à l’évidence de ce qui était dit, mais à l’autorité de Celui qui parlait. Ils croyaient au Maître dans lequel ils avaient reconnu le Fils de Dieu, le Verbe éternel, la Lumière et la Vie. Ils croyaient que les paroles de ce Verbe étaient paroles de vie et que, même rebutantes à leur esprit, elles méritaient et devaient emporter leur adhésion. Ils n’adhéraient donc pas à la lumière de leur raison, mais à la lumière du Verbe reconnu comme tel par leur raison.

Ils adhéraient parce que le Père engendrait en eux cette lumière, la lumière de son Esprit d’amour … et les attirait par elle à voir dans le divin Maître et dans ses paroles la Vérité. C’est lui qui, en définitive, les mettait en mouvement. C’est de lui que ce mouvement partait, et c’est à lui, par le Verbe incarné, que ce mouvement les ramenait. Et c’est pourquoi ce mouvement était la Vie.

(Écrits spirituels, tome 1, page 299)

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