Le rôle de Marie dans l’Église

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Plus de 50 ans se sont écoulés depuis la tenue du Concile Vatican II, et il se trouve encore des chrétiens pour mettre en doute le rôle de Marie dans la vie de l’Église. On sait que ceux de nos frères séparés qui viennent du Protestantisme ont toujours eu de la difficulté à accepter notre dévotion mariale en lui opposant l’unique médiation du Christ comme Sauveur du monde. Encore aujourd’hui, alors que certains de nos catholiques s’appuient sur cette opinion pour minimiser et le rôle de Marie et celui des saints dans notre vie spirituelle, ils se trouvent encore d’autres qui, pensant bien faire, soutiennent le contraire au point d’attribuer à la Vierge un rôle de médiation parallèle à celui de son Fils. Voici donc un court extrait du document conciliaire sur l’Église qui traite clairement et définitivement de cette question :

« La bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’Avocate, d’Auxiliatrice, de Secourable, de Médiatrice. Mais il faut entendre cela de telle sorte que rien ne soit enlevé ni ajouté à la dignité et à l’efficacité du Christ, unique Médiateur.

En effet, aucune créature ne peut jamais être égalée au Verbe incarné, au Rédempteur. Mais, de même que le sacerdoce du Christ est participé de manières diverses soit par les ministres, soit par le peuple fidèle; de même que l’unique bonté de Dieu se répand réellement sur les créatures de diverses façons; ainsi l’unique médiation  du Rédempteur n’exclut pas, mais suscite une coopération variée, participée différemment par les créatures, à partir d’une source unique.

Cette fonction subordonnée de Marie, l’Église la professe sans hésitation. Elle ne cesse d’en faire l’expérience et elle la présente avec ferveur à l’amour des fidèles, afin qu’ils s’appuient sur ce secours maternel pour s’unir plus profondément à notre Médiateur et Sauveur. »  (Lumen Gentium, no 62)

 

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Virginité du cœur

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Moine en prière (Chartreuse de la Transfiguration, U.S.A.)

La virginité corporelle est bien connue mais trop souvent considérée sous son seul aspect négatif. Et qu’en est-il de la virginité du cœur ? Dom Guillerand, comme tout auteur spirituel sérieux, ne pouvait manquer d’en parler dans ses écrits. Voici ce qu’il en dit dans un texte où, comme il fallait s’y attendre, il prend exemple de la Vierge Marie :

« La virginité n’est pas le détachement; elle le produit et elle en procède. La virginité est un mouvement qui procède d’une lumière. La Vierge voit Dieu, elle le voit grand et beau; elle est attirée, emportée, elle se meut vers lui, elle s’attache à lui, elle se donne à lui, elle se détache de tout ce qui n’est pas lui. Le détachement de la Vierge n’est donc que l’aspect négatif de son mouvement; elle ne tend pas à se séparer du créé, elle tend à s’unir à l’Incréé. Voilà pourquoi le créé qui est dans l’Incréé est aimé par elle. Elle se sépare de ce qui pourrait la retenir loin de Dieu. La séparation est un fait, ce n’est pas un but. Le but, c’est l’union. Si pour s’unir, il faut se désunir, elle le fait, elle écarte tout ce qui s’oppose à l’union.

En un mot, la Vierge aime. L’amour commande tout, l’amour est la fin, la lumière qui montre l’objet aimé, le mouvement qui y conduit, le terme qui le possède. (…) On ne peut tendre qu’à l’Infini. Tout ce qui est borné, après un certain mouvement, serait pénétré à fond, possédé tout entier, n’attirerait plus, laisserait dans l’indifférence et l’inertie. La virginité et l’Infini s’appellent. Ni la virginité ni l’Infini ne sont repliés sur eux-mêmes. (…) La Sainte Vierge ne voit que Dieu dans les âmes et dans les choses. Elle voit Dieu en germe qui peut se développer, et qui veut se développer. Elle veut ce développement, elle se livre à l’effort qui le produira. Elle le veut, elle s’y livre parce qu’elle est vierge, pour se donner toute à Celui qui l’aime. La fécondité maternelle procède de sa virginité. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 283 s)

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Mère des chrétiens

 

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En 1964, lors d’un discours prononcé devant les Pères du Concile, le Pape Paul VI proclama Marie « Mère de l’Église ». Marie est-elle vraiment notre mère, celle des chrétiens? Voici comment l’explique un moine cistercien du 12e siècle:

« Marie, vierge mère, qui eut la gloire de mettre au monde le Fils unique de Dieu, embrasse ce même Fils dans tous ses membres et ne rougit pas d’être appelée la mère de tous ceux en qui elle reconnaît le Christ déjà formé ou en train de l’être. (…) Elle qui se sait mère des chrétiens en raison de ce mystère, se montre aussi leur mère par le soin qu’elle prend d’eux et l’affection qu’elle leur témoigne. Elle n’est pas dure envers eux comme s’ils n’étaient pas à elle. Ses entrailles fécondées une seule fois, mais non épuisées, ne cessent d’enfanter le fruit de la bonté.

Si l’Apôtre, serviteur du Christ, continue de mette au monde ses enfants par sa sollicitude et son ardent désir, jusqu’à ce que le Christ soit formé en eux, combien plus cela est-il vrai de la propre mère du Christ? Paul les a engendrés en prêchant la Parole de vérité qui les régénèrait; Marie l’a fait de façon bien plus sainte et plus divine en engendrant la Parole elle-même. Je loue en Paul le ministère de la prédication, mais j’admire et je vénère davantage en Marie le mystère de la génération.

Voyez si de leur côté les fils ne reconnaissent pas leur mère. Poussés par une sorte d’instinct naturel inspiré par la foi, ils recourent spontanément et irrésistiblement à l’invocation de son nom en toutes nécessités et dans tous les dangers, comme des enfants se jettent dans les bras de leur mère. » (Extrait de l’Homélie de Guerric d’Igny, pour la fête de l’Assomption)

Et voilà comment la Tradition dans l’Église conserve et précise les données de la Révélation déjà contenues, en puissance, dans les Saintes Écritures. C’est là l’oeuvre de Dieu (plus précisément de l’Esprit Saint), une merveille à nos yeux!

 

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Face à l’Infini

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Chartreuse de Porta Coeli (Valence, Espagne)

Face à Dieu, nous sommes tels des hiboux face au soleil. Peut-on espérer le voir un jour ? Dom Augustin Guillerand remarque à bon droit que Dieu seul peut se comprendre, pour lui l’infini devient pour ainsi dire «fini». Pour nous, il en va tout autrement; Dieu semble reculer à mesure qu’on avance. Écoutons ce que ce chartreux a à nous dire sur cette vision qui nous est promise :

« Même au Ciel nous ne comprendrons pas entièrement Dieu. Comprendre, c’est prendre en soi, c’est tenir, contenir. Or Dieu déborde notre esprit. Nous le verrons; il surélèvera notre esprit pour accueillir sa propre Lumière. Nous le verrons dans cette Lumière. Mais il n’entrera pas dans notre esprit avec son infinité. Il se proportionnera à la mesure bornée de notre faculté surélevée.

Océan infini, dont le fond recule à mesure qu’on avance, dont la largeur s’étend sans fin. Notre gloire et notre joie seront précisément d’avoir un Père qui nous dépasse à l’infini. Nous jouirons ainsi de ce que nous ne comprendrons pas; nous exulterons de ne pas comprendre. Pour une créature, voir Dieu, c’est voir qu’il est plus grand que tout, que ce qu’elle voit c’est lui, c’est bien lui, c’est vraiment l’Être qui est et qui se donne. Elle voit qu’il est, elle voit qu’il se donne; mais nulle créature ne voit tout ce qu’il est et donne.

Il est d’une simplicité inconcevable, unique, dépassant tous nos mots et toutes nos idées, devant lequel il faut vraiment adorer et se taire … »

(Écrits spirituels, tome 2, page 259)

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« Heureux les cœurs purs,

car ils verront Dieu »  (Matthieu 5,8)

Depuis la révolution sexuelle des années 70, parler de chasteté, et de chasteté en vue du Royaume, devient de plus en plus difficile. L’héroïsme des martyrs de l’Ouganda (†1885-87), victimes pour la plupart d’un roi vicieux,  tout comme celui de la jeune Maria Goretti (†1902), fêtée le 6 juillet, ne peut qu’étonner  dans notre société permissive.

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ».  L’application en est facile pour les martyrs susmentionnés mais  remarquons néanmoins deux choses: tout d’abord, que la pureté du cœur, dont parle Jésus, va bien au-delà du domaine de la sexualité et, deuxièmement, que la vision de Dieu promise peut, d’une certaine façon, être expérimentée dès la vie présente. Comment cela est-il possible? Écoutons un Père de l’Église nous en donner l’explication:

« Le Royaume de Dieu est au dedans de vous . Voici ce que signifient ces paroles : celui qui a purifié son cœur de toute créature et de tout attachement déréglé voit l’image de la nature divine dans sa propre beauté. (…) Donc, celui qui se voit lui-même découvre en soi l’objet de son désir. Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux parce que, en découvrant sa propre pureté, il découvre à travers cette image, son modèle. Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s’ils ne fixent pas le ciel, voient le  soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s’ils regardaient directement le disque solaire. De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous retournez vers la grâce de l’image établie en vous dès le commencement du monde, vous possédez en vous-mêmes ce que vous recherchez. La pureté, en effet, la paix de l’âme, l’éloignement de tout mal, voila ce qui est divin. Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu. Si ton cœur est exempt de tout vice, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair. Purifié, tu contemples ce que les yeux non purifiés ne peuvent pas voir. L’obscurité qui vient de la matière a disparu de tes regards et, dans l’atmosphère très pure de ton cœur, tu distingues clairement la bienheureuse vision. » (Homélie de saint Grégoire de Nysse sur les Béatitudes)

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La vie : une marche vers la maison du Père

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Promenade hebdomadaire  (Chartreuse de Portes, France)

Que de regards contradictoires sur la vie en général : regards tristes ou joyeux, sombres ou ardents, indifférents ou intéressés … autant de coups d’œil qui reflètent trop souvent notre état d’âme.  « La vie est une chose magnifique » confie dom Guillerand à un ami découragé et il l’invite conséquemment à envisager la vie sous son vrai jour :

« Du courage ! Encore du courage ! Et toujours du courage ! Nous n’avons pas le droit de dire ni même de penser que la vie est triste. La vie est une chose magnifique; seulement il faut l’envisager sous son vrai jour. Si vous la regardez dans la réalité présente, avec sa succession d’ennuis, de séparation, de deuils, etc.,  … il est évident que c’est le plus atroce tissu de misères qu’on puisse imaginer. Mais si vous la regardez comme une marche vers la maison du Père qui est aux cieux, vers le foyer de famille, vers le lieu de réunion définitive et de tendresse sans nuages et sans fin, et si vous songez que chaque minute et chaque épreuve sont les moyens fixés par Celui qui sait tout, qui peut tout et qui nous aime, pour nous acheminer au terme, alors vous ne songerez plus à vous plaindre, vous serez plutôt tenté de dire: « Mon Dieu, encore des jours tristes, encore des peines … tout ce que vous voudrez, pour que nous nous retrouvions là où on ne se quitte plus. » Cela ne supprime pas la souffrance, cela n’empêche pas de la sentir, parfois rudement, mais cela lui donne un aspect qui la fait accepter avec bien plus de courage, et parfois qui la fait aimer. (…)

Courage, confiance, joie et paix ! La vie bien prise et bien comprise est très belle, même et surtout quand elle nous serre un peu le cœur. Si le divin Maître, quand il est venu ici-bas, l’a choisi simple, pauvre, douloureuse, c’est que c’est ça la bonne. Avec lui, tout est bon et beau ! »

(Écrits spirituels, tome 2, page 197ss)

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Un homme appelé « Dorothée »

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Non, il ne s’agit pas d’un transgenre … mais d’un saint moine dont le nom grec francisé peut étonner à première vue. Saint Dorothée vécut comme moine au 6e siècle en Palestine, dans la région de Gaza. Ses écrits sont devenus des classiques dans la littérature ascétique. Voici un extrait de son Instruction spirituelle qui a toute sa place dans ce blogue intitulé Carnet d’un ermite urbain. En effet, la vie solitaire risque de nous induire en erreur en nous laissant croire que nous avons  atteint la paix intérieure … alors que l’état où nous sommes est plutôt le fruit d’une absence de provocations ou de tentations: survient-il une rencontre désagréable et, ô surprise,  le trouble s’installe.

« Quant au trouble qu’on ressent parce qu’un frère nous fait de la peine, il peut venir  de ce qu’on est mal disposé à ce moment, ou de ce que l’on a de l’aversion pour ce frère: il y a encore à cela beaucoup  d’autres raisons variées qu’on pourrait énumérer. Mais la cause de n’importe quel trouble, si nous la recherchons soigneusement, c’est que nous ne nous accusons pas nous-mêmes. C’est cela qui nous donne tout cet abattement, c’est cela qui nous empêche de jamais trouver le repos. (…)

Il arrive qu’un frère, se croyant installé dans la paix et la tranquillité, lorsqu’on lui dit une parole pénible, soit plongé dans le trouble. Et il juge qu’il a raison de s’affliger, se disant en lui-même: « S’il n’était pas venu me parler et me troubler, je n’aurais pas péché ». C’est une illusion, c’est un faux raisonnement. Celui qui lui a dit cette parole, y a-t-il introduit la passion? Il lui a révélé la passion qui était en lui, afin qu’il s’en repente, s’il le veut. Ainsi, ce frère était pareil à un pain de pur froment, d’apparence brillante, mais qui, une fois rompu, fait voir sa corruption. Il était installé dans la paix, croyait-il, mais il avait au-dedans de lui une passion qu’il ignorait. Qu’un frère lui dise une seule parole, et aussitôt a jailli la corruption qui était cachée en lui. S’il veut obtenir miséricorde, qu’il se repente, qu’il se purifie, qu’il progresse, et il verra qu’il devrait plutôt remercier son frère d’avoir été pour lui la cause d’un tel profit. » (Sources chrétienne 92)

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Ce Cœur qui ne cesse de nous aimer

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« De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jean 7, 37-38).

Le but de la mission de Jésus sur terre était, et demeure toujours, de nous baptiser dans l’Esprit Saint. Au Calvaire, l’apôtre Jean n’a pas manqué de discerner dans le coup de lance et l’écoulement subséquent d’eau et de sang une image de cette mission universelle de salut.

Et c’est dans ce même évangile que Jésus parle de son corps comme étant le temple par excellence (« Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » Jean 2, 19). Il est donc tout indiqué d’appliquer au corps de Jésus cette prophétie d’Ézéchiel (ch. 47) concernant une eau mystérieuse qui prend son origine au côté droit du futur temple  pour s’écouler vers la Mer morte en devenant peu à peu un fleuve imposant qui assainit tout ce qu’il rencontre. Depuis 2000 ans, que de grâces ont rejailli sur l’humanité en quête de guérison et de salut!

La Fête du Cœur de Jésus, rappel important des sentiments humains du Fils de Dieu, dépasse donc l’horizon d’une simple dévotion pour devenir une brillante représentation de l’histoire du salut depuis le coup de lance. Puisse cette célébration récurrente devenir pour nous, âmes contemplatives, une source bénéfique de méditations ecclésiales, tout à l’honneur de Celui qui nous entraîne à sa suite dans la conquête du monde et l’établissement du Règne de Dieu.

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Cet être fascinant qu’est DIEU

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« Gott ist tot » (Dieu est mort), cette affirmation de Nietzsche (1882) aura eu son heure de gloire, au 20e siècle, avec la théologie de la Mort de Dieu propagée par quelques cercles protestants de l’Allemagne et de l’Amérique du Nord. Au dire de cette théologie athée, Dieu serait sans visage et s’identifierait au règne de la justice et de l’amour: un Dieu tout à fait impersonnel et incapable d’initiatives. Laissant de côté ces errements malheureux, qui ont quand même marqué notre société moderne et fait de nombreuses victimes, écoutons plutôt l’auteur inspiré du livre de la Sagesse qui affirme sans ambages: «Dieu se laisse trouver par ceux qui ne le tentent pas, il se révèle à ceux qui ne lui refusent pas leur foi» (Sagesse 1, 2).

Dieu se laisse trouver … quelle faveur pour nous, pauvres créatures! Il se dévoile pour notre plus grand bonheur comme un Dieu personnel, capable d’initiatives. Dieu se révèle puisqu’au dire de saint Jean (17, 3), la vie éternelle consiste précisément à le connaître lui le seul vrai Dieu et celui qu’il a envoyé Jésus Christ. La foi en un Dieu personnel est ainsi à la base non seulement de notre religion mais également du Judaïsme et de l’Islam. Bienheureux les croyants qui en font l’expérience … car le contraire serait malheureux: affirmer  cette foi de façon purement théorique sans vraiment s’impliquer. La prière quotidienne, unie à la pratique des bonnes œuvres, conduit à discerner l’existence de Dieu et son amour pour nous. Révélation d’ailleurs promise explicitement aux disciples de Jésus: « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi aussi je l’aimerai et me manifesterai à lui » (Jean 14, 21).

Quelle est cette mystérieuse manifestation sinon que « Dieu est amour » (1 Jean 4, 8). Et c’est bien ce qui ressort de toute l’histoire du salut, telle que racontée dans les Saintes Écritures: un Amour qui partage l’existence (par la création), la connaissance (par la révélation), l’amitié (par les alliances), la miséricorde (par l’Incarnation rédemptrice) et, finalement, la vie éternelle (par la vision béatifique). À qui sait se pencher humblement et longuement sur les Saintes Écritures, il devient manifeste que l’Amour divin ne peut faire autre chose que d’aimer et partager.

N’en déplaise donc à Nietzsche et à ses disciples, Dieu n’est pas mort mais bien vivant! À ce Dieu qui est Commencement et Fin de toutes choses, à Celui qui nous regarde avec tendresse et nous enveloppe de sa Providence, à cet Être silencieux qui peut sembler absent alors qu’il est toujours présent, à lui  la Gloire pour les siècles des siècles. Amen!

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Puisqu’il est avec nous …

Eucaristia (3)

◊

Puisqu’il est avec nous

Comme à l’aube de Pâques,

Ne manquons pas le rendez-vous

Du sang versé …

Prenons le pain,

Buvons la coupe du passage,

Accueillons-le qui s’est donné

En nous aimant jusqu’à la fin!

(Didier Rimaud)

 

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