Cette terrible réalité qu’est la souffrance !

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Notre vie sur terre est faite de joies et de souffrances mais on n’en retient souvent que ces dernières. Souffrances de toutes sortes : psychiques, physiques, affectives, morales et spirituelles. Dans son infinie Miséricorde, Jésus a bien voulu nous précéder dans ces souffrances comme pour nous encourager à les supporter. Bien ! Mais y aurait-il une façon spéciale pour nous chrétiens de les assumer ? Écoutons ce que nous en dit ce cher dom Guillerand :

« La souffrance est un vouloir divin : l’âme qui l’accepte avec amour s’unit à ce vouloir, ne fait plus qu’un avec Celui dont le vouloir c’est l’Être. Pourquoi Dieu nous appelle souvent sur ce chemin où on le rencontre le plus sûrement ? C’est une marque de prédilection. Ce sont des rendez-vous qu’il nous donne. Remercions-l’en et soyons fidèles. Être fidèle ne signifie pas ne pas souffrir. C’est notre grande illusion : nous nous figurons que nous souffrons mal, parce que nous souffrons. La souffrance est et restera toujours la souffrance, c’est-à-dire une violence faite à notre nature. Dieu lui-même ne peut pas changer cela. (…)

Nous verrons un jour que la dure période de vie que l’on doit quelquefois traverser n’est pas perdue. Elle a son sens, sa raison d’être, sa place et son rôle nécessaire dans le plan de notre vie. Il y a des choses que nous ne saurions pas et que nous ne pourrions pas comprendre si nous ne les avions pas vécues. Nous conseillerons, nous consolerons, nous soutiendrons un jour d’autres âmes d’une certaine façon et avec un certain cœur que nous devrons à notre épreuve ; et nous remercierons alors Dieu, qui voit mieux que nous, de nous l’avoir imposée. Ne nous troublons pas de n’avoir pu prier durant ce temps : pour une âme confiante, souffrir c’est prier, et c’est souvent la meilleure prière. (…)

Avec Jésus, la souffrance est devenue chemin, mais c’est accidentellement. Essentiellement et prise en elle-même, elle reste un contraire, un ennemi. C’est seulement quand on a engagé la bataille contre elle, quand on l’a vaincue, quand on a été plus fort qu’elle, en la portant, qu’elle devient un instrument et un serviteur. Continuons donc de porter vaillamment la souffrance, et de la faire servir à notre déploiement de vie ; et continuons d’aimer Dieu quand il nous prépare ces heures exceptionnellement développantes, où le cœur broyé garde juste la force de redire Fiat (que cela soit) ! »

(Écrits spirituels, tome 2, page 190 s)

A propos moinillon

jacques172.com
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