Je crois au SAINT-ESPRIT !

Throne Bernini Holy Spirit Dove, Saint Peter's Basilica in Rome

ROME, ITALY – AUGUST 24, 2018: Throne Bernini Holy Spirit Dove Saint Peter’s Basilica Vatican Rome Italy. Bernini created Saint Peter’s Throne with Holy Spirit Dove Stained Glass Amber in 1600s

La foi en l’Esprit Saint nous est familière. Notre récitation du « Je crois en Dieu » nous la rappelle régulièrement. Cependant beaucoup de personnes n’y croient pas (ainsi les Juifs et les Musulmans) ou l’expliquent à leur façon (Protestants et autres chrétiens). Qu’en est-il des Catholiques ? Relisons brièvement dix petites questions à ce sujet tirées du Compendium du Catéchisme de l’Église catholique :

136. Que veut dire l’Église quand elle professe : « Je crois au Saint-Esprit » ?

Croire en l’Esprit Saint, c’est professer la troisième Personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils, et qui est « adoré et glorifié avec le Père et le Fils ». L’Esprit « est envoyé (…) dans nos cœurs » (Galates 4, 6) pour que nous recevions la vie nouvelle des enfants de Dieu.

137. Pourquoi les missions du Fils et de l’Esprit sont-elles inséparables ?

Dans la Trinité indivisible, le Fils et l’Esprit sont distincts, mais inséparables. En effet, du commencement à la fin des temps, quand le Père envoie son Fils, il envoie aussi son Esprit, qui nous unit au Christ par la foi, afin que nous puissions, comme fils adoptifs, appeler Dieu « Père » (Romains 8, 15). L’Esprit est invisible, mais nous le connaissons par son action, lorsqu’il nous révèle le Verbe et qu’il agit dans l’Église.

138. Quels sont les vocables de l’Esprit Saint ?

« Esprit Saint » est le nom propre de la troisième Personne de la Sainte Trinité. Le Christ l’appelle aussi Esprit Paraclet (Consolateur, Avocat) et Esprit de Vérité. Le Nouveau Testament l’appelle encore Esprit du Christ, Esprit du Seigneur, Esprit de Dieu, Esprit de gloire, Esprit de la promesse.

139. Quels sont les symboles qui représentent le Saint-Esprit ?

Ils sont nombreux. L’eau qui jaillit du cœur transpercé du Christ et abreuve les baptisés ; l’onction avec l’huile, qui est le signe sacramentel de la Confirmation ; le feu qui transforme ce qu’il touche ; l’imposition des mains par laquelle l’Esprit est donné ; la colombe qui descend sur le Christ et demeure sur lui au moment de son baptême.

140. Que signifie « l’Esprit a parlé par les prophètes » ?

Le terme de prophètes s’entend ici de ceux qui furent inspirés par l’Esprit Saint pour parler au nom de Dieu. L’Esprit porte les prophéties de l’Ancien Testament à leur plein accomplissement dans le Christ, dont le mystère se dévoile dans le Nouveau Testament.

141. Quelle est l’action de l’Esprit en Jean-Baptiste ?

L’Esprit remplit Jean-Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament, qui, sous son action, est envoyé pour « préparer un peuple au Seigneur » (Luc 1, 17), et pour annoncer la venue du Christ, le Fils de Dieu, celui sur lequel il a vu descendre et demeurer l’Esprit, celui qui « baptise dans l’Esprit » (Jean 1, 33).

142. Quelle est l’oeuvre de l’Esprit en Marie ?

En Marie, le Saint Esprit porte à son achèvement toutes les attentes de la venue du Christ et sa préparation dans l’Ancien Testament. D’une manière unique, il la remplit de grâce et rend féconde sa virginité, pour donner naissance dans la chair au Fils de Dieu. Il fait d’elle la Mère du « Christ total », c’est-à-dire du Christ Tête et de l’Église son corps. Marie est présente au milieu des Douze le jour de la Pentecôte, quand l’Esprit inaugure les « derniers temps » avec la manifestation de l’Église.

143. Quel rapport y a-t-il entre l’Esprit et le Christ Jésus dans sa mission terrestre ?

Depuis son Incarnation, le Fils de Dieu est consacré Messie dans son humanité, par l’onction de l’Esprit. Il révèle l’Esprit dans son enseignement, accomplissant la promesse faite aux Pères, et il le communique à l’Église naissante en soufflant sur les Apôtres après la Résurrection.

144. Qu’est-il arrivé à la Pentecôte ?

Cinquante jours après la Résurrection, à la Pentecôte, Jésus Christ glorifié a répandu l’Esprit à profusion et il l’a manifesté comme Personne divine, de sorte que la Trinité Sainte est pleinement révélée. La mission du Christ et de l’Esprit devient la mission de l’Église, envoyée pour annoncer et pour répandre le mystère de la communion trinitaire.

145. Quelle est l’action de l’Esprit dans l’Église ?

L’Esprit édifie, anime et sanctifie l’Église. Esprit d’amour, il restaure chez les baptisés la ressemblance divine perdue à cause du péché et il les fait vivre dans le Christ de la Vie même de la Sainte Trinité. Il les envoie témoigner de la Vérité du Christ et il les établit dans leurs fonctions réciproques, afin que tous portent « le fruit de l’Esprit » (Galates 5, 22).

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L’ ASCENSION de Jésus et la nôtre !

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Des quatre évangélistes, saint Luc est le seul qui décrit quelque peu l’Ascension de Jésus en présence de ses disciples (Actes des Apôtres 1, 9-11). Et c’est sur ce récit que se base le chartreux, dom Guillerand, pour nous entretenir, dans un sermon, de notre éventuelle ascension dans la vie spirituelle ; ascension attribuée à l’Esprit Saint que notre auteur aime désigner du nom de « souffle » ou de « mouvement ».  Écoutons-le :

〈  » Les apôtres virent Jésus s’élever; puis une nuée vint le soustraire à leurs regards. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que leur apparurent deux hommes vêtus de blanc, qui leur dirent: Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ?  » 〉

« C’est ce Souffle, cet Esprit, ce mouvement intime qui se communiqua de nouveau au corps le matin de Pâques, et, cette fois, comme le Christ n’avait plus à nous ressembler dans la souffrance et la mort, l’Esprit se l’assimila complètement, le fit corps spiritualisé, lui communiqua  son agilité ; et, un jour, à l’heure voulue, devant les apôtres et les disciples réunis, pour réaliser le dessein divin, pour faire connaître ce Souffle au monde, le Mouvement le souleva lentement et l’emporta au sein du Père.

Voilà ce que nous célébrons aujourd’hui. C’est le terme définitif, le couronnement glorieux, l’éclatante manifestation du mouvement de l’Esprit d’amour qui a animé toute la vie de Jésus et toute son activité … et qu’il est venu manifester. Mais pour le voir, cet Esprit, il faut l’avoir. Les apôtres ne l’ont pas encore ; voilà pourquoi, oublieux de la recommandation et de la promesse qui viennent de leur être faites, ils s’attardent à regarder ce corps et cette nuée qui le leur a ravi. Les anges doivent venir et leur rappeler : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » Sous cette forme visible sa mission est achevée, il nous a donné tout ce qu’il devait nous donner.

Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de nous livrer totalement à ce Souffle d’amour qui a animé sa vie, c’est de nous plonger, nous immerger en cet Esprit comme dans un bain qui fera de nous des hommes nouveaux. Il faut que, mus par ce souffle sacré, nous refassions à sa suite cette lente ascension de sa vie, en suivant le chemin qu’il a suivi : car, nous dit saint Paul, nous sommes appelés à rentrer avec lui dans le sein du Père, à y régner éternellement avec lui, mais nous ne régnerons avec lui que si nous avons souffert avec lui : «Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons» (2 Timothée 2,12). »

(Écrits spirituels, tome 2, page 39)

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Dom Guillerand et l’Ascension de Jésus

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Chartreuse de Portes  (Ain, France)

En ces jours où nous fêtons l’Ascension de Jésus, voici un extrait d’un sermon que dom Augustin prononça devant ses frères chartreux lors de la fête en question. On remarquera l’importance qu’il donne au rôle joué par l’Esprit Saint et qu’il aime appeler «mouvement» :

 « La Passion et la mort de Jésus, c’est le retour dans le sein du Père. Ce qui tombe et meurt n’était qu’une écorce, une enveloppe, une protection pour le temps de formation et de croissance. La formation achevée, l’enveloppe doit disparaître, éclater, livrer passage à la vie; c’est une pierre tombale, l’Esprit la soulève.

C’est ce Souffle, cet Esprit, ce mouvement intime qui se communiqua de nouveau au corps le matin de Pâques et, cette fois, comme le Christ n’avait plus à nous ressembler dans la souffrance et la mort, il se l’assimila complètement, le fit corps spiritualisé, lui communiqua son agilité. Et un jour, à l’heure voulue, devant les apôtres et les disciples réunis, pour réaliser le dessein divin, pour faire connaître ce Souffle au monde, le mouvement le souleva lentement et l’emporta au sein du Père.

Voilà ce que nous célébrons aujourd’hui ; c’est le terme définitif, le couronnement glorieux, l’éclatante manifestation du mouvement de l’Esprit d’amour qui a animé toute la vie et toute l’activité de Jésus … et qu’il est venu manifester. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 39)

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Pourquoi Dieu m’a-t-il créé ?

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Les Canadiens français d’un certain âge se rappelleront peut-être ces questions du Petit Catéchisme qu’il fallait apprendre par cœur à l’école primaire. Parmi ces centaines de questions, quelques-unes étaient évidemment plus importantes que d’autres et les élèves devaient s’attendre à être questionnés sur celles-ci lors de la visite périodique du curé.

La question no. 4 était de ce nombre : Pourquoi Dieu m’a-t-il créé ? Réponse: « Dieu m’a créé pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde, et pour être heureux avec lui dans le ciel durant toute l’éternité ». Quelle simplicité, quelle profondeur de pensée en si peu de mots ! « La vie éternelle, dit saint Jean, c’est te connaître Toi le seul vrai Dieu et Celui que tu as envoyé Jésus Christ» (1Jean 3, 2). Cette connaissance de Dieu s’enracine tout d’abord dans la Création qui nous entoure, puis dans la Révélation qui nous a été accordée si gracieusement. Et que nous dit-elle cette connaissance sinon que Dieu nous aime, qu’il nous a aimés en son Fils mourant sur la croix ainsi que dans le don de l’Esprit Saint. L’amour attirant l’amour, il est donc normal d’y répondre par notre amour personnel. Et pour être authentique, cet amour devra se traduire par une totale confiance, une totale soumission à son bon Vouloir, à l’exemple du Christ.

 » Le connaître, l’aimer et le servir en ce monde « . Servir Dieu en ce monde, c’est également servir nos frères et sœurs, selon les paroles-mêmes du Maître  » Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés «  (Jean 15, 12) et  » Celui qui voudra être grand parmi vous sera votre serviteur  » (Marc 10, 43-45). C’est ici que se joue notre réussite si nous acceptons de conformer notre vie à celle du Sauveur. Tâche difficile ? Très certainement ! Mais son joug devient léger avec son aide. On ne peut évidemment rien sans la grâce de Dieu et la prière demeure essentielle à qui veut suivre le Christ jusqu’au bout. « Mes pensées, dit le Seigneur, sont des pensées de paix et non de malheur. Appelez-moi et je vous écouterai. »  (Jérémie 29, 11).

Pourquoi Dieu m’a-t-il créé ?   » Pour être heureux avec lui dans le ciel durant toute l’éternité « . Dieu m’a créé pour mon bonheur et non pour mon malheur ! Profitons pleinement de la vie qui nous est donnée sur terre pour répondre au Plan de Dieu sur nous ! Faisons-le en véritable disciple du Christ, pour pouvoir l’entendre nous dire un jour :  » Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde «  (Mathieu 25, 34).

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Pour un rosaire sans distractions

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Par expérience, nous savons tous qu’une prière sans distractions n’est pas toujours faisable. Et lorsqu’il s’agit de prières répétitives comme le chapelet, le risque est plus élevé, même si nous ne sommes pas responsables de ces accidents de parcours. Étant humains, nous avons des limites humaines, hélas ! Mais il y a néanmoins des situations où ces distractions peuvent nous éloigner de la prière : il m’est arrivé d’être tellement submergé de distractions (était-ce la fatigue ou l’oeuvre du Malin ? Dieu le sait) que j’appréhendais de plus en plus la récitation du rosaire. Grâce à Dieu, j’en suis sorti en introduisant dans mes Ave des ajouts qui m’obligaient à me concentrer davantage sur le mystère en train d’être médité. Mais avant d’aller plus loin, je conseille à ceux et celles qui font leurs délices de cette prière mariale (comme il se doit) et qui n’éprouvent aucune difficulté en ce domaine de ne pas poursuivre cette lecture … le présent article n’est pas pour vous !

Donc, les ajouts en question sont les suivants : le premier concerne la personne même de Jésus et le second précise la grâce demandée :

Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus votre enfant (premier ajout) est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs (second ajout) maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Ainsi, par exemple, au sujet du mystère lumineux de la Transfiguration : « Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus votre enfant (en prière sur la montagne) est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs (pour que nos prières soient plus humbles et plus authentiques) maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. » Une telle récitation m’oblige à me concentrer sur le mystère visé et chasse, par le fait même, toute distraction possible.

Voici donc, les suggestions que je vous fais concernant les vingt mystères du Rosaire :

Mystères joyeux

  1. L’Annonciation : (Verbe éternel fait homme) et (pour que nous soyons fiers d’un si grand honneur)
  2. La Visitation : (que vous portez dans votre sein) et (pour que nous le portions dans notre cœur)
  3. La Nativité : (né à Bethléem) et (pour que la naissance du Messie nous comble de joie)
  4. La Présentation de Jésus au Temple : (offert à son Père) et (pour que nous sachions nous offrir avec lui)
  5. Recouvrement de Jésus au Temple : (assis parmi les docteurs) et (pour que ses paroles ne cessent de nous éclairer)

Mystères lumineux

  1. Le Baptême de Jésus dans le Jourdain : (baptisé au Jourdain) et (pour que nous demeurions fidèles à notre baptême)
  2. Les Noces de Cana : (aux noces de Cana) et (pour que nous buvions davantage de ce nouveau vin qu’est l’Esprit Saint)
  3. L’annonce du Royaume de Dieu : (sur les routes de Palestine) et (pour que nous rayonnions les valeurs de l’Évangile)
  4. La Transfiguration : (en prière sur la montagne) et (pour que nos prières soient plus humbles et plus authentiques)
  5. L’Institution de l’Eucharistie : (attablé au cénacle) et (pour que nos communions eucharistiques soient plus ferventes)

Mystères douloureux

  1. L’agonie de Jésus au jardin des Oliviers : (angoissé à Gethsémani) et (pour que les angoisses ne nous submergent pas)
  2. La flagellation : (flagellé) et (pour que nous soyons plus sensibles aux douleurs des autres)
  3. Le couronnement d’épines : (bafoué publiquement) et (pour que nous rejetions tout mépris à l’égard du prochain)
  4. Jésus porte sa croix : (qui porte sa croix) et (pour que nous portions la nôtre à sa suite)
  5. La mort de Jésus en croix : (qui meurt pour nous) et (pour que nous mourrions à toutes nos convoitises)

Mystères glorieux

  1. La Résurrection : (ressuscité d’entre les morts) et (pour que nous vivions avec joie notre vie nouvelle)
  2. L’Ascension : (assis à la droite du Père) et (pour que nous soyons solidaires de son triomphe)
  3. La Pentecôte : (qui nous obtient l’Esprit Saint) et (pour que nous soyons plus réceptifs aux inspirations de l’Esprit)
  4. L’Assomption : (qui vous accueille au ciel) et (pour que nous puissions jouir d’un même accueil)
  5. Le couronnement de Marie : (qui vous couronne) et (pour que nous partagions votre action de grâces)

REMARQUES IMPORTANTES ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

  1. Cette façon de prier le rosaire, de par sa nature spéciale et individuelle, est inappropriée pour la récitation communautaire du rosaire et ne devrait pas remplacer la façon traditionnelle en usage !
  2. Je vous conseille de réciter votre rosaire à voix basse, ce qui facilite la concentration, alors que la récitation silencieuse est plus propice aux distractions.
  3. Pour ceux et celles qui seraient effarouchés face à cette façon de faire, je suggère de commencer en ajoutant uniquement le 1er ajout. Puis, dans quelques semaines, vous pouvez commencer à ajouter le 2e ajout.

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Enrichissante complémentarité

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Les voies de Dieu nous dépassent facilement mais il n’est pas défendu de les scruter pour en découvrir quelques leçons. Ainsi, un rapide survol des derniers pontificats romains nous dévoile une alternance de papes qui se complètent mutuellement : pape intellectuel et pape pragmatique, pape contemplatif et pape engagé, pape traditionnaliste et pape innovateur. Deux catégories bien diversifiées même si, dans la réalité quotidienne, chaque pape exerce cette double activité de Marthe et de Marie selon son charisme et à des degrés divers.

Eugène Pacelli, Pie XII (1939-1958), fut le pape de mon adolescence. Figure lointaine et hiératique, auteur d’une quarantaine d’encycliques ainsi que d’innombrables documents et discours ; pape de la seconde guerre mondiale, fin diplomate (quelquefois incompris), et surtout pape de l’Année sainte (1950) et du dogme de l’Assomption de la Vierge. Son successeur Jean XXIII (1958-1963), d’origine très modeste, semble avoir été choisi pour faire contre-poids à la vision pyramidale et quelque peu triomphaliste de l’Église d’alors … ce qu’il fit magistralement en convoquant un concile œcuménique avec pour but avoué de mettre à jour une institution rigide et en mal de réformes. Étudiant à Rome, j’ai eu le bonheur de voir plusieurs fois le bon pape Jean. Figure sympathique et attachante, il décède malheureusement du cancer en 1963. Avec le pape Montini (Paul VI, 1963-1978), ancien collaborateur de Pie XII, nous revenons à ces papes intellectuels et visionnaires. Sa principale tâche sera de faire atterrir la fusée lancée par son prédécesseur : tâche ingrate de mise en place de réformes, voulues par les pères conciliaires mais souvent mal reçues par les fidèles. Malgré le rayonnement indubitable de ses nombreux voyages internationaux, Paul VI souffrit intensément tant de l’impopularité de certains documents pontificaux que de l’importante hémorragie de défections cléricales et religieuses des années post-conciliaires. Après le règne éphémère de son successeur immédiat (Jean-Paul I), ce fut le retour aux papes populistes avec le polonais Karol Wojtyla (Jean-Paul II, 1978-2005) dont le jeune âge (58 ans) et le très long règne (27 ans) facilitèrent la menée à terme des tâches rénovatrices de ses prédécesseurs.

Avec l’élection du cardinal Ratzinger (Benoît XVI, 2005-2013), l’alternance enrichissante des papes se manifeste encore une fois. Cardinal de curie, théologien de renom et écrivain prolifique, le pape Ratzinger ne cesse d’écrire : trois encycliques, dont deux d’entre elles portent sur les vertus théologales, ainsi que de nombreux documents (y compris ses écrits personnels sur « Jésus de Nazareth »). Pape conservateur, il s’efforce d’unir autant que possible les courants liturgiques divergents qui subsistent depuis Vatican II. La révélation d’abus sexuels dans le clergé lui voit prendre des décisions intransigeantes mais le travail de réforme qui en découle en plus d’importants problèmes de Curie romaine semblent dépasser ses forces et il démissionne, au grand étonnement de toute la chrétienté, en février 2013, à l’âge de 85 ans.

À ce pape plutôt traditionaliste succède un archevêque argentin, très près de son peuple, le cardinal Jorge Bergoglio (François, 2013- ), premier jésuite à être élu au siège romain. Il ne tarde pas à montrer ses couleurs dès son élection en prenant le nom du poverello d’Assise. Dédaignant le traditionnel camail rouge, il se présente à la loggia de la place Saint-Pierre en simple soutane blanche pour donner sa première bénédiction apostolique. Par la suite, il prendra la décision, pour le moins étonnante, de renoncer aux appartements pontificaux, aux séjours d’été à Castel Gandolfo et autres regalia d’usage. Homme d’action, François s’attaque résolument à divers problèmes tant internes (bureaucratie de la Curie romaine et synodalité dans l’Église) qu’externes (relations avec les autres religions et besoins humanitaires de la planète). François s’avère pour certains un pape dérangeant ; néanmoins il ne cesse d’aller de l’avant en toute fidélité à son importante charge.

Les comparaisons sont souvent odieuses, dit l’adage. L’alternance enrichissante des pontifes romains n’est pas toujours bien comprise et appréciée du commun des mortels. Le manque de foi est souvent la cause de réactions négatives face à une Autorité dont les décisions surprennent. « J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22, 32). Merci, Seigneur, d’avoir ainsi soutenu tous ces divers papes qui se sont succédés si généreusement, depuis 2000 ans, aux commandes de la barque de Pierre.

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LA LITURGIE : une oasis dans le désert de ce monde

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Nos styles de vie moderne nous astreignent à prendre soin d’une foule de besoins immédiats et nous laissent très peu de temps pour penser et réfléchir.  Dieu ne nous demande pas de vivre comme des moines mais il n’exige pas non plus que nous soyons des bourreaux de travail (destinés à nous retrouver un jour ou l’autre sur le canapé d’un psy). Heureuses ces personnes qui ont décidé d’insérer des temps de silence dans leur agenda personnel. Pour nous, croyants, la liturgie est le moyen rêvé pour s’échapper du terrible quotidien et entrer en contact avec le monde spirituel. Écoutons ce qu’un moine chartreux, dom Guillerand, a à nous dire sur ce sujet :

« Les fêtes chrétiennes sont des heures d’union. Pour tous et toujours l’activité terrestre est plus ou moins dévorante. Heureuses les âmes qui le comprennent et ont faim et soif de lui échapper. Pour elles, s’arrêter un instant, consacrer quelques heures à regarder par-delà le mouvement qui les emporte, fixer leur cœur « où sont les vraies joies » dans la paix des choses qui ne passent pas … tout cela est doux, espéré, reposant, une oasis fraiche dans le désert.

Nous avons tendance à reléguer dans l’irréel tout ce qui nous dépasse. Dès qu’une réalité déborde notre esprit, ou nous la nions, ou nous vivons pratiquement à son égard comme si elle n’existait pas. Ce n’est pas seulement une inintelligence, c’est une perte pratique immense. Nos relations avec ce monde de là-haut, avec toute cette famille céleste, qui constituent notre vraie vie dès ici-bas, et en préparent l’épanouissement plein, emprunteraient à une foi vive une douceur et une force qui seraient le trésor de la terre. Mais il faudrait s’arracher (ou mieux se laisser arracher par l’Esprit d’amour) à la mouvante et insignifiante bagatelle qui nous tient. Peu d’âmes ont assez de courage pour le faire, et Dieu, qui exige ce courage, se contente de ce petit nombre: « Quand le Fils de l’homme reviendra sur la terre trouvera-t-il encore la foi ? » (Luc 18, 8)

(Écrits spirituels, tome 2, page 281)

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Le pâturage des bienheureux

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Après avoir célébré les Jours saints et nous être repus des vérités fondamentales de la Foi, il nous reste maintenant à les digérer tout au long de ce temps pascal. Par sa victoire sur la mort, le Bon Berger nous invite à le suivre avec confiance jusque dans l’éternité bienheureuse. Il est également la porte de cette bergerie qu’est l’Église terrestre, porte qui nous permet non seulement d’y entrer par le baptême mais aussi d’en sortir à sa suite lors de notre mort, selon ses propres paroles : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer et sortir, et il trouvera un pâturage » (Jean 10, 9). Quel est ce pâturage promis ? Laissons la réponse à un saint moine du 6e siècle, devenu évêque de Rome et docteur de l’Église:

« Le baptisé entrera pour avoir la foi; il sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance  à la contemplation, et il trouvera un pâturage en arrivant au festin éternel. Les brebis du bon Pasteur trouvent donc un pâturage parce que tout homme qui le suit avec un cœur simple est nourri dans la pâture des prairies intérieures. Et quel est le pâturage de ces brebis-là, sinon les joies éternelles d’un paradis toujours vert ? Car le pâturage des élus, c’est le visage de Dieu, toujours présent: puisqu’on le regarde sans interruption, l’âme se rassasie sans fin de l’aliment de vie. (…)

Recherchons donc, frères très chers, ce pâturage où nous trouverons notre joie au cœur de la fête célébrée par tant de nos concitoyens. Que leur allégresse  nous y invite. Réchauffons nos cœurs, mes frères, que notre foi se ranime envers ce qu’elle croit, que nos désirs s’enflamment pour les biens célestes : c’est déjà partir à leur rencontre que de les aimer. Aucun obstacle ne doit nous enlever la joie de la solennité intérieure, car si l’on désire se rendre à un endroit qu’on s’est fixé, aucune difficulté ne peut changer ce désir. Aucune prospérité flatteuse ne doit nous en détourner ; il est fou, ce voyageur qui, apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage. »  (Homélie de saint Grégoire le Grand, PL 76, 1129-1130)

Le Ciel qui nous est promis est donc la vision même de Dieu, ce « visage toujours présent », pâturage toujours vert car rien ne saurait épuiser cette vision bienheureuse. « Bien-aimés, écrit l’apôtre Jean aux chrétiens de la fin du premier siècle, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’Il est. » (1Jean 3, 2)

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Pourquoi sombrer dans la tristesse ?

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Je suis toujours surpris de voir tant de chrétiens se laisser envahir par la morosité, même durant le Temps pascal ! Les événements contemporains, aussi tristes qu’ils puissent être, ne sont pas toujours en cause mais bien plutôt notre façon superficielle de vivre en ce monde, éparpillés que nous sommes par nos sens toujours à l’affût de nouveautés. Nous sommes-nous vraiment arrêtés cette année à la signification du Salut apporté par le Fils de Dieu ? Sommes-nous conscients des répercussions multiples de cet événement unique qu’est sa Mort-Résurrection ? Faisons-nous partie intégrante de ce Mystère ou en sommes-nous les spectateurs plus ou moins indifférents ?

Il n’en reste pas moins que la joie de la Résurrection de Jésus perdure dans l’Église depuis 2000 ans et elle est extatique … car les véritables disciples du Ressuscité ne cessent de s’extasier devant cette nouvelle vie qui répond à leur désir profond d’éternité. Les cultures peuvent changer, les gouvernements peuvent se succéder, l’être humain demeure le même depuis sa lointaine origine: il a soif de bonheur, il aime la vie et désire la conserver le plus longtemps possible.

Ne soyons donc pas surpris si les 50 jours  après Pâques, appelés «Temps pascal», sont consacrés à cet enthousiasme spirituel qui prolonge celui de la Fête. Un temps d’action de grâce où résonne l’Alléluia  (allelu-Yah, littéralement: louons Yahvé); un temps de chants et de joie qui nous fait oublier la période ascétique du carême pour nous axer plus directement sur le triomphe du Ressuscité. Malheureusement, ce n’est que pour un certain temps, car la dure réalité de la vie ne peut que nous rattraper. C’est en ce sens que s’exprimait  saint Augustin au 5e siècle :

« Il y a deux époques: l’époque actuelle qui se passe dans les tentations et les épreuves de cette vie, et une seconde époque, qui sera celle de la sécurité et de l’allégresse sans fin. Aussi deux époques ont-elles été instituées par l’Église: avant Pâques et après Pâques. L’époque antérieure à Pâques (le carême) symbolise l’épreuve où nous sommes maintenant, et ce que nous célébrons en ces jours qui suivent Pâques (le temps pascal) symbolise la béatitude qui sera plus tard la nôtre. » (Homélie sur le psaume 148)

Le temps pascal étant donc pour nous une certaine anticipation du Ciel, profitons-en et laissons déborder notre reconnaissance et notre joie !

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L’ange du Seigneur annonça à Marie …

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Plus j’avance en âge, plus je tends à simplifier ma vie de prière en me concentrant sur certaines données de la Foi qui  résument l’essentiel de notre religion. Le mystère de l’Incarnation du Verbe est l’une de ces vérités. Et je suis choyé … car l’Église invite également à souligner ce mystère trois fois par jour! Vous aurez compris qu’il s’agit de cette dévotion appelée l’Angélus, autrefois annoncée publiquement par le tintement de la cloche  paroissiale à 6h, midi et 18h.

Permettez-moi de vous partager brièvement ma récitation personnelle, laquelle entend souligner les liens trinitaires de cette dévotion :

       1. L’ange du Seigneur annonça à Marie, et elle conçut du Saint Esprit: 

Honneur à vous,  Père, qui avez décrété l’Incarnation rédemptrice du Verbe comme sommet de la révélation de votre amour pour nous.   « Je vous salue Marie … »

      2. Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole:

Honneur à vous, Esprit Saint, qui avez fait en Marie un chef d’oeuvre d’humilité et avez opéré en elle la merveille de l’Incarnation.    « Je vous salue Marie … »

      3. Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous:

Honneur à vous, Jésus Verbe éternel, qui vous vous êtes abaissé pour nous relever, et qui avez souffert la passion et la mort pour nous obtenir la vie éternelle.   « Je vous salue Marie … »

Priez pour nous sainte Mère de Dieu.      R/ Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions:  Répandez, Seigneur, votre grâce dans nos âmes; afin qu’ayant connu, par le message de l’ange, l’Incarnation du Christ votre Fils, nous soyons conduits par sa passion et par sa croix à la gloire de sa Résurrection. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen.

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