Consolation du Christ

«+Seigneur,+à+qui+irions-nous.+Tu+as+des+paroles+de+vie+éternelle (2)« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle »              (Jean 6,68)

Le discours de Jésus sur sa chair à manger lui a fait perdre en un jour une grande foule de disciples … va-t-il perdre également ses douze apôtres? Écoutons la suite du commentaire de dom Augustin Guillerand:

« Jésus reste seul avec les Douze. La foule s’est retirée, incapable de cette foi et du sacrifice qu’elle implique. Pas un mot pour la retenir. (…) Pourtant il n’abaisse pas cette exigence qui lui fait perdre en un jour tout le fruit de son ministère et le bénéfice des plus grands miracles. Il est même prêt à voir disparaître ceux qui lui restent plutôt que d’en rabattre: « Alors Jésus dit aux Douze: Vous aussi voulez-vous vous en aller?»

Son Père ne lui demande pas ce sacrifice complet. Saint Pierre, au nom des Douze, fait une profession de foi qui le console du départ de la foule: « Simon-Pierre lui répondit: Seigneur à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle. Et nous croyons et nous savons que vous êtes le Christ, Fils de Dieu. » Les apôtres ne comprenaient pas plus que les autres; le langage de Notre-Seigneur était une énigme. Ils ne croyaient pas à l’évidence de ce qui était dit, mais à l’autorité de Celui qui parlait. Ils croyaient au Maître dans lequel ils avaient reconnu le Fils de Dieu, le Verbe éternel, la Lumière et la Vie. Ils croyaient que les paroles de ce Verbe étaient paroles de vie et que, même rebutantes à leur esprit, elles méritaient et devaient emporter leur adhésion. Ils n’adhéraient donc pas à la lumière de leur raison, mais à la lumière du Verbe reconnu comme tel par leur raison.

Ils adhéraient parce que le Père engendrait en eux cette lumière, la lumière de son Esprit d’amour … et les attirait par elle à voir dans le divin Maître et dans ses paroles la Vérité. C’est lui qui, en définitive, les mettait en mouvement. C’est de lui que ce mouvement partait, et c’est à lui, par le Verbe incarné, que ce mouvement les ramenait. Et c’est pourquoi ce mouvement était la Vie.

(Écrits spirituels, tome 1, page 299)

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