« Louange de gloire »

 

 Une nouvelle sainte:  Élisabeth de la Trinité, o.c.d.

Au lendemain de la canonisation de la carmélite de Dijon, sœur Élisabeth de la Trinité, on ne peut que faire un rapprochement avec sa contemporaine, une autre sainte carmélite, sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus: les deux n’ont fait qu’un bref stage au Carmel (5 ans pour Élisabeth, 9 ans pour Thérèse)  mais elles ont su néanmoins en profiter au maximum. Toutes deux ont été anxieuses à trouver leur place et leur rôle dans l’Église; comme quoi la vie contemplative, loin de séparer des autres baptisés, ne fait que susciter davantage le désir  de leur devenir utile. Thérèse l’a trouvé dans le charisme de l’amour, Élisabeth dans celui de la louange (louange de gloire ou «laudem gloriae» comme elle aimait s’appeler).

Mais encore une fois, la canonisation de ces géants que sont les saints et les saintes ne risque-t-elle pas de nous les rendre plus admirables qu’imitables … tant notre vie actuelle, submergée dans le tintamarre des activités,  est éloignée de la leur?  Oui, si nous nous limitons à ce qui est apparent; non, si nous en retenons le message!  La prière et l’union à Dieu ne sont pas réservées à quelques baptisés mais doivent se retrouver chez tous les chrétiens, bien qu’à des degrés divers.

En cette Année jubilaire de la Miséricorde divine, ne serait-ce pas convenable de chercher nous aussi  à trouver notre place et notre rôle dans l’Église d’aujourd’hui? Beaucoup , conscients de leur misère foncière, se verront peut-être enclins à jouer le rôle du bon larron, celui de se percevoir avant tout comme objet de la Miséricorde divine. Rôle plutôt passif à vrai dire, si on le compare à ceux de Thérèse et d’Élisabeth … mais, n’est-ce pas là justement le début (et même la fin)  de toute relation authentique avec Dieu?

Les charismes dans l’Église sont divers mais il n’y a qu’un seul Seigneur, affirme saint Paul. À ceux et celles qui, rendus à un certain âge, s’attristeraient de ne pas avoir eu une vie chrétienne aussi rayonnante que celle de sainte Thérèse ou de sainte Élisabeth, je me permets de rappeler que l’amour gratuit que Dieu nous a manifesté dans le Christ Jésus est tellement grand qu’il devrait nous suffire! Sachons recevoir humblement du Seigneur ces paroles qu’Elqana adressait à sa femme Anne, attristée de ne pas avoir d’enfants:  « Pourquoi es-tu si triste? Est-ce que je ne vaux pas pour toi plus que dix fils? » (1Samuel 1,8). Qu’il est difficile à notre amour-propre de se voir aimer gratuitement… et si notre rôle à nous dans l’Église d’aujourd’hui était tout simplement d’être  Aimés de Jésus ?

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Un commentaire pour « Louange de gloire »

  1. Merci infiniment pour ce bel article sur une Sainte qui m’est si chère. Une fine artiste, qui s’est révélée artiste de l’Amour ! Comme j’aime sa louange à la Bienheureuse Trinité !

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