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Les noces de Cana, en Galilée

 Jésus quitte donc sa famille à l’âge de trente ans pour se consacrer à son ministère publique. Il est intéressant de noter qu’après avoir passé les 9/10 de son existence humaine chez les siens à Nazareth (30 sur 33 ans), le premier miracle de sa vie publique concerne encore la famille et plus particulièrement son fondement naturel  … le mariage!

Le mariage est une institution malmenée à notre époque. Notre société moderne nous a inculqué une telle soif de bonheur matériel et une telle impatience à l’obtenir qu’il nous devient difficile d’assumer des obligations qui perdurent toute la vie et qui semblent retarder l’obtention de ce bonheur; et ce, qu’il s’agisse d’engagements à la vie conjugale ou à la vie religieuse. Le Pape François parle souvent d’immaturité juvénile face à tous ces devoirs qui faisaient autrefois la trame de notre vie quotidienne. On en arrive ainsi à vouloir se marier à l’église pour le spectacle avant tout.

Ancien curé, je me rappellerai toujours de ce mariage «avorté royalement» le jour même des noces, alors que je dus me tenir à l’entrée  de l’église pour avertir les arrivants qu’il n’y aurait pas de mariage ce jour-là  (la future étant derrière les barreaux pour la fin de semaine). Et pour cause! La jeune fille avait fait de la prostitution ces derniers mois afin de pouvoir se payer un mariage à l’italienne avec achat de robe dispendieuse, réservation de salle et de limousine, énorme gâteau, etc.  (Quelques unes de ses amies par contre ne semblaient pas trop surprises de la tournure des événements.) La vanité des apparences … un bel exemple où le contenant était manifestement plus important pour les protagonistes que le contenu.

Le Pape François cite souvent son prédécesseur sur le siège épiscopal de Buenos Aires, le cardinal   Quarracino, qui affirmait que la moitié des mariages célébrés de son temps étaient probablement invalides, dû justement au manque de maturité des couples. C’est probablement la raison pour laquelle le Saint-Père a décidé, il y a quelques mois, de faciliter l’annulation de ces mariages en en confiant la tâche à l’évêque du diocèse et en stipulant que ce processus serait désormais gratuit.

À Cana, Jésus à l’instigation de sa mère n’hésita pas à remédier à  la pénurie de vin par un geste de bonté et de miséricorde. L’Église semble vouloir lui emboiter le pas  durant cette Année jubilaire consacrée à la Miséricorde divine. Bravo!

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