La souffrance humaine:

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fatalité ou pédagogie de Dieu?

Qu’on le veuille ou non, tout être vivant sur terre est un jour ou l’autre confronté à ce phénomène appelé «souffrance». Pour les êtres humains, et plus particulièrement pour les croyants, ce phénomène prépare le terrain  à l’espérance car il est à l’opposé du bonheur qui nous est promis.

Le Pape François disait un jour qu’il ne craignait pas la mort mais la souffrance; en effet, on ne peut aimer la souffrance, la vraie, sans être un peu tordu. La souffrance est néanmoins un aspect de notre condition humaine que Jésus a assumé, sans pour autant l’aimer en soi (« Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse mais la tienne.» Luc 22,42 ); il l’aimait uniquement comme moyen de manifester son amour pour nous : « C’est un baptême que j’ai à recevoir et comme il me tarde de le voir s’accomplir » Luc 12,50).

La rédaction du  livre de Job fut un noble effort pour comprendre la souffrance humaine mais il n’aboutit finalement qu’à une certaine confiance dans le mystère insondable du Créateur. Il fallut attendre la révélation chrétienne pour aller un peu plus loin dans cette perception du Plan de Dieu sur nous: « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » nous dit saint Paul dans le chapitre 8 de la lettre aux Romains. Et il précise sa pensée en ajoutant: « J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous [les croyants] ». En Jésus, nous sommes donc appelés non pas à aimer la souffrance mais à la supporter comme faisant partie de notre cheminement de foi. « Celui qui veut être mon disciple, qu’il se renonce, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

Personnellement, j’aime voir la main de Dieu dans tout ce qui nous arrive soit en bien soit en mal. Notre Père céleste nous aime à chaque instant (son amour étant éternel) et il ne permet la souffrance qu’en autant qu’elle peut nous servir à aller plus loin. En dehors de la foi, il est difficile à l’homme de comprendre le rôle de la souffrance. Bienheureuses donc ces personnes qui ont des yeux pour voir … et qui font confiance à la divine Providence!

« Ta Naissance dans l’histoire transfigure nos tourments en douleurs d’enfantement où, déjà, surgit ta gloire. » (Hymne du temps de l’Avent)

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