
Précisons: il ne s’agit pas de traiter ici des signes précurseurs de la fin du monde mais bien de la fin du monde comme telle … et cela, dans la perspective chrétienne reçue du Christ.
Car à l’Ascension, les anges ont bien dit aux disciples que Jésus reviendrait de la même manière qu’ils l’avaient vu s’en aller au ciel (Actes 1, 10-11). Et saint Paul, de son côté, a non seulement répété cet enseignement mais l’a précisé en y ajoutant une ambiance sonore : le son strident de la trompette de Dieu, capable de réveiller les morts (1 Thessaloniciens 4, 16-17).
La question demeure : que faire à ce moment ? Se jeter à genoux ? Courir à l’église ? Faire la ligne au confessionnal ? Se mettre à prier le chapelet ? La réponse est simple : RIEN. Car, nous dit encore l’Écriture, nous n’aurons PAS le temps de réagir (soit en bien soit en mal), tout se fera en une fraction de seconde : « Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24, 27). Le jugement sera tellement rapide et personnel qu’il ne tiendra pas compte des personnes avec qui nous serons : » Alors, deux hommes seront aux champs, l’un est pris l’autre laissé ; deux femmes en train de moudre, l’une est prise et l’autre laissée. » (Matthieu 24, 40-41).
La conclusion me semble évidente et je l’emprunte à Jésus lui-même: « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24, 42).