Nouvelle apparence du Ressuscité

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« Et quand ils le virent, ils se prosternèrent ; d’aucuns cependant doutèrent » (Matthieu 28, 17)

Nous connaissons les faits grâce aux divers récits évangéliques : le Christ ressuscité apparaît à Marie-Madeleine et aux saintes femmes, aux deux pèlerins d’Emmaüs, aux apôtres réunis au cénacle, à une foule de disciples sur une montagne en Galilée et à quelques apôtres en train de pêcher sur lac de Tibériade. Or, dans toutes et chacune d’entre elles, le Ressuscité n’est pas reconnaissable et doit s’identifier d’une façon ou d’une autre: par la voix (Marie-Madeleine), par la bénédiction du pain (pèlerins d’Emmaüs), par les cicatrices (apôtres au cénacle), par la pêche miraculeuse (au lac de Tibériade). De toute évidence, le Ressuscité n’a pas tenu à être reconnaissable par ses anciens traits physiques. Pourquoi ?

Loin de moi la prétention d’apporter une quelconque réponse à ce mystère! Je ne puis que proposer une tentative d’explication qui me semble conforme au Plan de Dieu sur nous. Ce Plan, saint Paul nous en parle comme de la volonté de Dieu de tout réunir sous le Christ et dans le Christ (Éphésiens 1, 10). Nous sommes, depuis 2000 ans, dans un nouvel ordre des choses: le Christ est présent dans son Église mais d’une façon totalement différente du temps où il vivait en Galilée avec ses disciples. Avant de nous quitter visiblement, le Ressuscité nous rassura en disant: « Voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20). Et nous savons que l’Esprit Saint prit la relève en vivant en chacun des baptisés et en les unissant les uns aux autres pour former un seul Corps. Dans une certaine mesure, la présence de Jésus se confond dès lors avec ses membres (« ce que vous avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ») et aussi avec les chefs de communauté, « qui vous écoute m’écoute ». Et puis, il y a ces moments d’actions liturgiques où l’Église nous dit que c’est le Christ lui-même qui prie, qui baptise, qui célèbre, qui pardonne ou qui prêche la bonne nouvelle.

Une fois ressuscité, le Christ n’a donc pas voulu se faire reconnaître de ses disciples par ses traits physiques mais bien par ses INTERVENTIONS concrètes découlant de certains gestes posés par ses disciples: prière fervente exaucée (Marie-Madeleine), catéchèse et fraction du pain (pèlerins d’Emmaüs), effort communautaire (pêche miraculeuse), etc. Loin de nous priver de sa présence, Jésus l’a étendue à la totalité de la vie ecclésiale. Un effort de foi nous est évidemment exigé mais celui-ci nous fait accéder à un niveau supérieur qui transcende aisément celui du plan humain d’avant la Résurrection. « Là ou deux ou trois disciples sont réunis en mon nom, je suis là au milieux d’eux ». Quelle consolation pour nous mais aussi, avouons-le, quelle responsabilité !

A propos moinillon

jacques172.com
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