Nos relations avec Dieu

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On n’aime que ce que l’on connaît. L’amour de Dieu suppose donc un minimum de connaissances sur lui: son existence éternelle, sa toute-puissance et ses dispositions de bienveillance envers nous. Ceci étant dit, il ne faudrait pas penser que la religion est avant tout l’affaire des savants, des théologiens ou des experts en Écriture Sainte. La Foi est un mystère qui, bien que suscité et comme implanté dans le cœur du croyant par la prédication, ne peut s’y développer que par  l’amour, c’est-à-dire par l’obéissance aux commandements. Personne ne peut tricher en ce domaine … et le miroitement des sciences ésotériques n’est ici que pure illusion. Laissons, encore une fois, dom Guillerand nous éclairer sur cette réalité mystérieuse de nos rapports avec Dieu:

«N’attendez pas la science pour agir dans le domaine de vos relations avec Dieu. La religion est une croyance et surtout une pratique. Ce n’est pas une science. Elle est un commerce d’amitié avec Dieu. Lui-même se révèle dans ce commerce. Il se révèle dans la mesure où nous l’aimons, non pas dans la mesure où nous sommes savants, même en religion. Il n’est pas requis de connaître avec précision toutes les perfections que Dieu possède, ni de pouvoir exposer avec éloquence tous les arguments prouvant son existence.

Que d’âmes passent leur vie sans cette science et ont sur lui des vues très sûres, nourrissent pour lui des sentiments très vifs et entretiennent avec lui des relations très vivantes! Elles le voient comme un Père qui sans cesse leur communique ses pensées, ses sentiments, les fait vivre de ces pensées, de ces sentiments, qui est comme leur âme et leur vie profonde, dont l’Esprit est au fond de leur esprit pour les éclairer, les encourager, diriger vers lui toutes les énergies dont elles disposent. Elles aiment ce Père et lui parlent, elles lui disent leurs joies et leurs peines, il est le confident secret de toutes les heures; il est là, au plus profond d’elles-mêmes, pour les accueillir en sa demeure spirituelle quand elles se tournent vers lui. (…) Leur pensée rencontre toujours la sienne; des rapports vivants, incessants, délicieux peuvent se nouer et se développer ainsi avec l’Hôte divin de leur cœur. »

(Écrits spirituels, tome 2, page 175)

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