Comme il était bon!

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À la disparition d’un être cher, on n’entend souvent que des éloges à son endroit car on met vite au rancart tout souvenir désagréable … et c’est très bien ainsi, car le décès nous invite à faire un bilan positif du passage du défunt parmi nous. En se Samedi Saint, nul besoin de faire un tri parmi les souvenirs que nous a laissés Jésus de Nazareth … tout en lui transpirait bonté et miséricorde. Profitons de cette accalmie liturgique pour réentendre, de la part d’un évêque du 2e siècle, un panégyrique du Seigneur émaillé d’allusions aux grandes figures de l’Ancien Testament:

« Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est le Christ: à lui la gloire pour les siècles des siècles, Amen. C’est lui qui est venu des Cieux sur la terre en faveur de l’homme qui souffre; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair; par l’esprit incapable de mourir, il la tué la mort homicide.

(…) C’est lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient: en Abel il a été tué; en Isaac il a été lié sur le bois; en Jacob il a été exilé; en Joseph il a été vendu; en Moïse il a été exposé à la mort; dans l’agneau il a été égorgé; en David il a été en butte aux persécutions; dans les prophètes il a été méprisé.

C’est lui qui s’est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d’entre les morts, élevé dans les hauteurs des cieux. C’est lui, l’agneau muet; c’est lui, l’agneau égorgé; c’est lui qui est né de Marie, la brebis sans tache; c’est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n’ont pas été brisés; dans la terre, il n’a pas connu la corruption; il est ressuscité d’entre les morts et il a ressuscité l’humanité gisant au fond du tombeau. »

(Homélie de Méliton de Sardes sur la Pâque, SC 123, 95-101)

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